Une grande aventure transcanadienne

Pendant deux ans, Sarah Jackson a marché d’un bout à l’autre du Canada et a découvert le pays comme peu de gens le connaissent.

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Il y a bien des façons de célébrer le 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Sarah Jackson a choisi de le souligner par un accomplissement hors du commun : elle a traversé le Canada à pied pendant deux ans.

De juin 2015 à fin mai 2017, cette Edmontonienne de 25 ans s’est rendue de Victoria à Saint-Jean, en parcourant Le Grand Sentier qui s’étend sur 22 000 km d’un océan à l’autre.

À la fin de ses journées, elle montait sa tente de camping, puis passait ses soirées à admirer le paysage. « Je me disais que c’était le plus bel endroit, même si chaque fois j’étais dans un lieu différent », raconte-t-elle.

Bien qu’il soit peu connu, Le Grand Sentier existe depuis plusieurs décennies. Il compte aujourd’hui plus de 400 pistes de randonnées qui ont été aménagées et sont entretenues localement. Et, bien qu’elles ne soient pas toutes reliées, elles devraient l’être d’ici la fin de l’été, créant le plus long réseau pédestre du monde. Il existe même une appli pour s’y orienter.

Selon Sarah Jackson et les autres randonneurs qui l’ont parcouru, chaque tronçon du Grand Sentier raconte une histoire différente. À Whistler, la piste Sea to Sky, créé en collaboration avec les Premières Nations Squamish et Lil’wat, met en valeur plusieurs de leurs lieux patrimoniaux sur une distance de 81 km. Sarah Jackson souligne que certaines sections sont plus exigeantes, comme Linoo Oowan, un parcours de canot-camping du circuit Path of the Paddle, qui fait 166 km et franchit la frontière entre le Manitoba et l’Ontario.

Rares sont ceux qui parcourent Le Grand Sentier en entier – la plupart l’empruntent pour une fin de semaine de plein air et de camping. Et puisque 80 % des Canadiens habitent à moins de 30 minutes d’une de ses pistes, dont plusieurs traversent des villes et des villages, on y fait aussi bien de la randonnée que du ski de fond, de la motoneige, du canoë et même de l’équitation.

Sarah Jackson a entendu parler pour la première fois du Grand Sentier en 2015, alors qu’elle terminait ses études en sociologie à l’Université de l’Alberta. Elle avait envie de partir en randonnée et, en lisant sur ce parcours transcanadien, elle a su que c’était le genre d’aventure qu’elle voulait faire. « Il y a tellement de choses à travers le Canada que je n’avais pas vu », dit-elle.

En juin 2015, elle a pris son sac à dos et s’est envolée pour Victoria où elle a commencé son périple. « Une fois que j’ai atteint Edmonton, je savais que je ferais le sentier en entier », se souvient-elle. Au début, elle parcourait 25 km par jour, puis elle a augmenté son rythme à 40 km, marchant intensivement pendant huit heures d’affilée.

Ce qui l’a le plus marqué ce sont les autres Canadiens, de tous âges et de tous horizons, qu’elle a croisés sur son chemin. Nombre d’entre eux lui ont offert un repas et même l’hébergement pour une nuit. « Leur hospitalité m’a beaucoup touchée et m’a fait ressentir un amour que je n’avais jamais connu pour mon pays », confie-t-elle.

De retour à Edmonton, elle a envisagé de reprendre ses études, mais son voyage l’habite encore, particulièrement à l’occasion des célébrations du 150e.

Il y a certainement eu quelques embûches au cours de son périple (comme tenter de traverser un sentier inondé), mais ce sont les moments de quiétude, lorsqu’elle pouvait admirer la beauté du paysage, qui ont marqué sa mémoire. « Pas tant les hauts et les bas, mais les instants entre les deux, dit-elle. S’arrêter au milieu d’un champ pour reprendre son souffle, réaliser où l’on est et ce que l’on a traversé. »

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