Ce que la hausse des taux signifie pour vous

Ça y est, les taux d’intérêt ont augmenté. C’est une bonne nouvelle pour l’économie ; mais cela pourrait avoir des répercussions sur votre planification financière.

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Le 12 juillet, la Banque du Canada a haussé son taux directeur de 25 points de base, le faisant passer de 0,5 % à 0,75 %. Cette augmentation, la première en sept ans, a rapidement été suivie d’une hausse des taux d’intérêt préférentiels des grandes banques canadiennes.

Si un léger bond du taux de financement à un jour est le signe d’une certaine confiance du gouvernement dans la croissance de l’économie canadienne, il n’est pas sans incidences financières pour les consommateurs. Pour les propriétaires et acheteurs potentiels, notamment, cela signifie un coût d’emprunt plus élevé, ce qui pourrait avoir des conséquences sur leur planification financière.

Les Canadiens devraient s’en inquiéter, puisque nombre d’entre eux sont déjà très endettés, selon Nathan Giesbrecht, directeur régional au Groupe Investors. « Pour l’hypothèque moyenne, qui est d’environ 350 000 $, cette hausse représente une augmentation de l’intérêt de 875 $ par année, explique-t-il. C’est 75 $ de plus par mois dans les coffres du prêteur, quel que soit le taux hypothécaire. »

C’est pourquoi, dans la perspective d’un nouvel accroissement des taux (les économistes s’attendent à une deuxième hausse de 0,25 % en octobre), les acheteurs potentiels ne devraient non plus faire leurs calculs hypothécaires à partir d’un taux fixe de 2,5 % sur cinq ans, mais plutôt à partir d’un taux réaliste de 5 % ou 6 %, précise-t-il.

La planification financière devra peut-être aussi être repensée, affirme Daniel Collison, directeur régional du Groupe Investors à Toronto. À long terme, les consommateurs doivent s’attendre et se préparer à des taux plus élevés. « Au moment de renouveler leur hypothèque, les investisseurs devront évaluer les répercussions de cette hausse sur leur liquidité hebdomadaire et mensuelle », dit-il.

Par exemple, quelqu’un dont l’hypothèque est de 400 000 $ à un taux d’intérêt de 2,5 % a un paiement hebdomadaire d’environ 448 $ ; une hausse de 1 % signifierait pour lui une augmentation de 50 $ par semaine. Si les taux d’intérêt devaient augmenter de 2 % à 4 %, il devrait faire face à une hausse de 100 $ par semaine, conclut-il.

La décision de la Banque du Canada d’augmenter son taux directeur sert aussi à rappeler aux consommateurs qu’ils doivent périodiquement tester leur résistance à une hausse hypothécaire.

La décision de la Banque du Canada d’augmenter son taux directeur sert aussi à rappeler aux consommateurs qu’ils doivent périodiquement tester leur résistance à une hausse hypothécaire. « Je doute que beaucoup de gens aient fait l’exercice, et c’est là que le bât blesse, affirme Daniel Collison. Une petite augmentation comme celle de la semaine dernière ne nuira pas à un grand nombre d’emprunteurs ; mais si, avec le temps, les taux devaient continuer d’augmenter, l’effet serait beaucoup plus grand. »

Par conséquent, cela pourrait être le bon moment de passer à une hypothèque à taux fixe, avant que les taux d’intérêt ne grimpent encore. « Les propriétaires devraient envisager de sécuriser leur taux, affirme Daniel Collison. Si la perspective de le fixer à un niveau confortable sur cinq ans les rassure, ils devraient y songer. »

La hausse a aussi des répercussions sur les portefeuilles de placement, plus particulièrement les titres à revenu fixe, dit Nathan Giesbrecht. D’ordinaire, quand le taux monte, la valeur des obligations descend. Les individus dont les placements comportent beaucoup d’obligations pourraient ainsi voir leurs investissements en prendre un coup. C’est pourquoi, ajoute-t-il, il faut avoir un portefeuille diversifié et envisager des véhicules de placement qui prémunissent contre les effets néfastes de la hausse des taux d’intérêt.

Il y a toutefois des bénéfices à cette hausse, comme recevoir plus d’intérêts dans un compte d’épargne. Par ailleurs, des taux en hausse renforcent généralement le huard. « C’est une bonne chose pour qui veut investir dans l’immobilier aux États-Unis ou acheter des titres américains, explique Nathan Giesbrecht. Si vous cherchez à acquérir une entreprise américaine, par exemple, cela pourrait vous coûter moins cher si votre dollar est plus fort qu’il ne l’était une semaine plus tôt. »

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