Le financement des athlètes

Un athlète doit non seulement s’entraîner intensivement, mais aussi consacrer beaucoup d’efforts à la collecte de fonds pour payer ses déplacements, son entraînement et son équipement. À l’approche de l’inauguration des Jeux du Canada de 2017, nous avons demandé à des athlètes de nous dire comment ils s’y prennent pour faire ce travail.

test

Le 28 juillet prochain, on pourra une fois de plus apprécier les prouesses de nos athlètes tandis que les Jeux du Canada s’ouvriront à Winnipeg. À la vue des sauts en hauteur et des sprints de 100 m, on oublie toutefois que ces athlètes peinent souvent à financer leur passion. Ceux qui rêvent des Jeux olympiques – et même certains qui y ont déjà participé – n’ont pas accès aux commandites de plusieurs millions de dollars leur permettant de consacrer leur vie à l’entraînement.

Byron Green et David Eng, qui ont représenté le Canada aux Jeux paralympiques de Rio, l’été dernier au Brésil, savent à quel point il peut être difficile de s’entraîner à temps plein tout en essayant de financer ses rêves.

Byron Green a commencé à jouer au rugby en fauteuil roulant alors qu’il était à l’université. Après ses études, il croyait pouvoir concilier l’entraînement à temps partiel et un travail en génie civil. « Mais quand j’ai joint l’équipe nationale de rugby en 2013, j’ai réalisé que je devais m’entraîner à temps plein pour rester compétitif », confie-t-il.

David Eng avait 12 ans lorsqu’il a été initié au basketball en fauteuil roulant, une activité qui s’est rapidement transformé en passion. « Ce sport m’a permis d’obtenir une bourse pour étudier à l’Université du Texas et, à partir de ce moment, j’ai su que je deviendrais un athlète professionnel », explique celui qui a participé à quatre reprises aux Jeux paralympiques au sein de l’équipe canadienne.

Payer son entraînement

Bien que le rugby et le basketball en fauteuil roulant soient des sports d’équipe, les joueurs qui compétitionnent au niveau national ne vivent pas dans la même province. Pour pratiquer leur discipline, ils se rendent à des camps d’entraînement. Non seulement ils doivent payer leurs frais de déplacement et de subsistance, mais aussi leur équipement et leur entraînement personnel, ce qui représente beaucoup de dépenses pour leurs finances et celles de leur famille.

David et Byron estiment que le coût annuel de leur entraînement s’élève à environ 20 000 $, auquel s’ajoutent les frais de déplacement et l’équipement, qui constitue une dépense importante. Ils doivent débourser entre 10 000 $ et 15 000 $ pour l’entretien de leur fauteuil roulant et c’est sans compter le prix initial de celui-ci.

Certains athlètes ont la chance d’avoir un employeur qui accepte de s’adapter à leur horaire d’entraînement intense, mais un grand nombre dépendent de fonds publics, de commandites et de bourses pour subsister.

Financer sa participation aux jeux

Certains athlètes ont la chance d’avoir un employeur qui accepte de s’adapter à leur horaire d’entraînement intense, mais un grand nombre dépendent de fonds publics, de commandites et de bourses pour subsister. Parmi celles-ci, on compte le Fonds d’athlétisme amateur Équipe Groupe Investors, une aide financière que Byron vient de recevoir et que David a obtenue à deux reprises.

« Elle m’a aidé à réparer mon fauteuil roulant et à participer à des tournois à l’extérieur du pays, affirme Byron. Le sport d’élite exige des sacrifices financiers, mais les bourses comme celles du Groupe Investors nous permettent de consacrer plus de temps à la réalisation de nos rêves. »

Certains athlètes reçoivent également du financement de Sport Canada, du programme À nous le podium et de commandites privées. « Elles sont d’une durée d’un an et donnent accès à des services ou de l’argent, explique David. J’ai pu obtenir des commanditaires avant les Jeux paralympiques de Rio, mais j’ai dû en chercher d’autres cette année. »

Le soutien familial est aussi le bienvenu. « Encore aujourd’hui, je peux compter sur mes parents. Mon père possède un immeuble à logements. J’y habite et il m’aide pour le loyer », ajoute David.

Les moments de gloire

Bien qu’il soit difficile de s’entraîner et de trouver du financement, la possibilité de participer aux compétitions vaut ces efforts. David garde de très bons souvenirs de ses premiers Jeux paralympiques à Athènes en 2004. « C’était incroyable, s’exclame-t-il. C’est là que j’ai réalisé que je participais à quelque chose qui me dépassait. » Cette année-là, son équipe a remporté une médaille d’or.

Selon David, il est encore plus exigeant financièrement d’être un athlète en vieillissant, alors que s’ajoutent les responsabilités de la vie. S’il veut participer aux prochains Jeux paralympiques, il ne doit pas tarder à chercher des fonds. « Je ne dis pas que les Jeux de Rio sont mes derniers, mais il me faut trouver de l’argent pour pouvoir me rendre à Tokyo dans quatre ans. »

vous avez des questions?

Nos conseillers examineront vos objectifs financiers et vous aideront à trouver comment les réaliser.

trouver un conseiller