Sauvez les abeilles !

Nos précieuses pollinisatrices se meurent. Voici comment leur venir en aide.

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Les abeilles sont bien jolies lorsqu’elles butinent de fleur en fleur, mais elles sont aussi essentielles à la pollinisation de plus de 70 % des cultures maraîchère et fruitière. Elles subissent toutefois une mortalité massive à l’échelle planétaire, causée autant par les pesticides, les mites que les pylônes, ce qui a entraîné une réduction sans précédent de leur population – près du quart a déjà disparu seulement aux États-Unis.

Sans les abeilles, nous risquons de perdre les végétaux qu’elles pollinisent et les animaux qui s’alimentent de ceux-ci, ce qui signifie moins de nourriture pour nous. Nous avons déjà du mal à nourrir la population mondiale qui, d’ici 2050, passera de 7,3 à 9 milliards d’individus. Nous avons besoin des abeilles pour la survie de la planète.

Ce problème peut sembler trop important pour que vous puissiez le régler à vous seul. N’empêche que vous pouvez faire une différence assure Melanie Coates, fondatrice du projet d’apiculture urbaine BEEGrrl et l’une des instigatrices d’un programme d’implantation de ruches sur le toit de l’hôtel Fairmont Royal York, à Toronto.

Achetez du miel

Une façon simple d’aider la préservation des abeilles est d’acheter du miel. « Vous soutiendrez ainsi des apiculteurs qui s’efforcent de protéger les colonies locales », affirme Melanie Coates. Recherchez les mentions « Pur à 100 % » et « Canada no 1 » en vous approvisionnant dans les épiceries fines, les marchés fermiers ou directement chez les apiculteurs. Et profitez-en pour donner le goût à vos amis de se rallier à la cause. « J’aime bien organiser des dégustations et proposer des accords de différents miels avec des fromages de la région », poursuit l’apicultrice.

La plupart des gens n’aiment pas avoir une ruche dans leur cour, mais pour ne pas nuire aux abeilles, il est préférable de ne pas la déplacer.

Essayez les autres produits provenant de la ruche, comme les savons et les bougies à la cire d’abeille. « La plupart des chandelles sont à base de pétrole, tandis celles-ci purifient l’air de la maison », soutient Melanie Coates. Découvrez aussi les vertus de l’apithérapie avec la propolis, le venin d’abeille et d’autres produits aux propriétés antibactériennes et curatives.

Protégez les ruches

La plupart des gens n’aiment pas avoir une ruche dans leur cour, mais pour ne pas nuire aux abeilles, il est préférable de ne pas la déplacer. Encore mieux : évitez d’utiliser à proximité certains pesticides et contrôlez la prolifération du varroa, un parasite néfaste pour nos petites amies.

Les sites Pollinisation Canada, Bee City Canada, Précieuses Abeilles et Santé Canada fournissent de l’information et prodiguent des conseils pratiques pour protéger les abeilles. Vous pouvez aussi signer des pétitions en ligne ou envoyer des lettres aux autorités pour exiger une meilleure législation. Les ami(e)s de la Terre et la Fondation David Suzuki sont deux organismes qui soutiennent la cause.

Accueillez-les chez vous

Pensez à aménager un jardin où vous planterez des variétés de fleurs de tailles différentes afin d’attirer divers pollinisateurs. Peut-être que les platebandes d’une seule espèce sont plus jolies, mais il y a des avantages à opter pour un style sauvage.

Les abeilles domestiques aiment particulièrement le chèvrefeuille et la monarde, tandis que les abeilles indigènes, qui ont de courtes antennes, préfèrent butiner les plus petites plantes, comme l’asclépiade et la menthe. Si vous disposez de peu d’espace, l’apicultrice suggère des bacs d’herbe à chat, de menthe et de lavande.

Arrosez les roches et la pelouse du jardin avec de l’eau, car « les abeilles peuvent avoir soif », explique Melanie Coates. Vous pouvez aménager des abris pour les espèces qui se logent dans les arbres et les cavités avec des blocs en bois troués, des tiges de bambou ou des branches évidées.

Devenez apiculteur

Si vous désirez faire preuve d’encore plus de générosité envers les abeilles, devenez un apiculteur à temps partiel. Avant de vous lancer, vérifiez les règlements de votre municipalité, l’apiculture urbaine n’étant pas autorisée partout. Vous devrez aussi suivre une formation afin de comprendre comment bien vous occuper de ces petites bestioles.

Il vous faudra aussi du temps. « Prévoyez quelques heures par semaine, en moyenne 80 heures par été, pour l’entretien des ruches, veiller sur la reine et la santé globale des ouvrières, et possiblement récolter le miel. Si tout se déroule bien, vous obtiendrez entre 100 et 200 livres de miel : une douce récompense pour ce service rendu aux abeilles. »

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