Rembourser ses dettes ou investir ?

Avec les faibles taux actuels, il est difficile de trancher la question.

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Depuis le moment où nous avons commencé à emprunter de l’argent, il y a de cela quelques siècles, l’endettement est source de préoccupations. Il y a 250 ans, le philosophe et économiste Adam Smith faisait cette remarque qui s’avère toujours aussi juste aujourd’hui : « Que peut-on ajouter au bonheur de celui qui jouit d’une santé parfaite, qui est sans dette, et dont la conscience est pure ? »

Comme ce dernier l’observait, bien gérer ses finances et ne pas avoir de dette est bon pour l’esprit, l’âme et le portefeuille. Par contre, à l’époque d’Adam Smith, on ne bénéficiait pas de taux d’intérêt extrêmement bas et d’un marché boursier vigoureux permettant de s’enrichir en investissant plutôt qu’en remboursant d’abord ses dettes.

Pour les épargnants et les investisseurs d’aujourd’hui, la grande question est : faut-il d’abord payer ce qu’on a emprunté ou investir ?

Il y a plusieurs raisons évidentes de rembourser d’abord ses dettes. On obtient ainsi un rendement après impôt sans risque. C’est particulièrement vrai pour les dettes contractées avec des cartes de crédit à taux d’intérêt élevés. En principe, plus on les rembourse rapidement, moins on paye de frais et plus on a d’argent en poche.

Être dans le rouge peut aussi avoir un impact émotionnel. En 2012, l’Université de Nottingham a mené une étude sur les liens entre l’endettement et la dépression et a découvert que les personnes qui avaient de la difficulté à rembourser leurs dettes faisaient aussi face à une détresse psychologique.

Si on tient compte des taux d’intérêt élevés et des effets de l’endettement sur la santé mentale, il est sensé de vouloir rembourser ses cartes de crédit en premier. Mais lorsqu’il est question de prêt hypothécaire, il est beaucoup plus difficile de trancher. De nos jours, les taux d’intérêt fixes et variables étant souvent inférieurs à 3 %, les acheteurs s’endettent bien moins que par le passé.

De plus, au cours des cinq dernières années, le rendement annualisé de l’indice composé S&P/TSX a été de 4,6 %, ce qui est supérieur aux taux hypothécaires actuels.

Autrement dit, si votre dette est modérée, il est peut-être plus avantageux d’investir dans un placement susceptible de vous procurer un rendement supérieur.

Compte tenu des faibles taux actuels, le choix n’est plus une évidence. Parlez-en à un conseiller financier qui connaît bien votre situation financière. Il vous aidera à prendre la décision qui vous convient. Et peut-être vous rapprocherez-vous du bonheur selon la philosophie d’Adam Smith.

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