Préservez votre héritage

Vous craignez que vos enfants dilapident l’argent que vous leur léguez ? Voici cinq moyens d’éviter un tel scénario.

test

Au cours des prochaines décennies, on estime que les baby-boomers légueront 30 000 milliards de dollars aux générations suivantes. Vous frémissez en pensant à ce que vos enfants pourraient faire de l’argent que vous avez si durement gagné ? Vous n’êtes pas seul.

Selon des études, les héritages fondent comme neige au soleil dès les premières années suivant leur réception. Une étude, menée par l’Université d’État de l’Ohio, révèle qu’un légataire américain sur trois le dilapide en moins de deux ans.

Selon des études, les héritages fondent comme neige au soleil dès les premières années suivant leur réception. Une étude, menée par l’Université d’État de l’Ohio, révèle qu’un légataire américain sur trois le dilapide en moins de deux ans.

Mais comment peut-on flamber ainsi l’argent dont on a hérité ? Selon Jan Musil, spécialiste en planification fiscale et successorale au Groupe Investors, il existe diverses explications, comme ne pas avoir suffisamment de connaissances en gestion financière pour prendre les bonnes décisions. Sans compter que nous vivons dans une société de consommation et que, lorsqu’on reçoit un chèque avec plusieurs zéros, il peut être tentant de le dépenser.

Heureusement, il existe différentes façons d’éviter que votre patrimoine ne subisse le même sort.

Précisez vos volontés

Jan Musil conseille d’abord de rédiger un testament clair, ce que nombre de personnes négligent de faire. Précisez ce que chacun de vos héritiers recevra, s’il faut créer une fiducie pour les aider à administrer l’argent, et qui en sera le fiduciaire. Évitez d’être trop spécifiques (vous risquez de compliquer la distribution de l’héritage), mais ne laissez aucune ambiguïté. « Le testament est souvent un point de départ pour prendre les décisions », explique-t-il.

Planifiez une fiducie testamentaire

Prévoir dans son testament la création d’une fiducie est le meilleur moyen de garder un contrôle sur son patrimoine après son décès. Le fiduciaire, que l’on aura aussi désigné par testament, décidera du moment approprié pour remettre l’héritage aux légataires. Il est même possible d’établir la façon dont l’argent sera versé (par exemple, 10 000 $ tous les trois mois), mais on s’en remet généralement au bon jugement du fiduciaire, qui est souvent un membre de la famille en qui on a confiance. « C’est la manière la plus simple et efficace de veiller à ce que nos volontés soient respectées pour l’administration de l’héritage », résume Jan Musil.

Souscrivez à une rente

Si vous ne pouvez confier la fiducie à aucune personne de confiance, demandez à votre exécuteur testamentaire de souscrire à une rente pour vos héritiers. Ils recevront périodiquement des prestations grâce à des sommes forfaitaires puisées dans votre patrimoine. Cette option n’étant pas la plus flexible, Jan Musil suggère de ne pas l’envisager comme premier choix. N’empêche qu’elle peut être pratique si on ne parvient pas à choisir un fiduciaire ou si la personne ne peut endosser ce rôle pour une longue période de temps.

Faites des legs de votre vivant

Un autre moyen de conserver une certaine emprise sur votre héritage est de le remettre de votre vivant. Vous aurez non seulement le plaisir de voir vos enfants en profiter, mais vous pourrez décider des modalités. Selon Jan Musil, cette option présente toutefois le risque de trop donner et de se retrouver à court d’argent en fin de vie. « Assurez-vous d’abord de pouvoir répondre à tous vos besoins. Ceux d’aujourd’hui, mais aussi de demain. Il serait dommage de terminer votre retraite dans la pauvreté pour avoir été trop généreux au début de celle-ci ! »

Éduquez vos enfants

Mais la meilleure précaution n’a rien à voir avec le testament que vous ferez ou le fiduciaire que vous choisirez. Enseignez à vos enfants à être responsables financièrement et ils seront moins enclins à dilapider l’argent que vous leur léguerez. Commencez par leur inculquer de sains réflexes de consommation dès leur jeune âge et poursuivez leur éducation financière même une fois adulte, suggère Jan Musil. Expliquez-leur vos dernières volontés, votre plan successoral, et présentez-leur votre conseiller financier. « L’idée c’est qu’ils développent de bonnes habitudes. Parce que, ultimement, vous n’aurez plus de contrôle sur leurs dépenses. »

vous avez des questions?

Nos conseillers examineront vos objectifs financiers et vous aideront à trouver comment les réaliser.

trouver un conseiller