Impôts 2016 : les principaux changements

C’est de nouveau le temps de faire ses impôts. Voici un aperçu des modifications au programme cette année.

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Si vous ne l’avez pas déjà fait, encerclez le 30 avril sur votre calendrier. C’est la date limite pour produire votre déclaration de revenus. Bien que le principe demeure le même (vous déclarez vos revenus, puis versez votre cotisation au gouvernement), des modifications sont apportées chaque année et particulièrement en 2016. Voici ce que vous devez savoir avant de vous lancer dans les calculs.

L’un des principaux changements de 2016 est l’ajout d’un palier d’imposition au fédéral. Toute personne dont le revenu excède 200 000 $ sera désormais imposée à un taux de 33 %.

Hausse d’impôt pour les mieux nantis

L’un des principaux changements de 2016 est l’ajout d’un palier d’imposition au fédéral. Toute personne dont le revenu excède 200 000 $ sera désormais imposée à un taux de 33 %. Si on tient compte de l’impôt provincial, c’est plus de la moitié de leur revenu que certains Canadiens payeront au fisc, observe Mariska Loeppky, directrice générale de la Planification fiscale et successorale au Groupe Investors.

Quelques malins ont déjoué cette nouvelle règle en payant plus que leur dû en 2015, ce qui leur a permis d’être imposés au taux inférieur qui était alors en vigueur. N’empêche que la plupart des Canadiens fortunés devront verser plus d’impôts cette année. « Ils constateront sur leur déclaration de revenus qu’ils auront à cotiser davantage », poursuit Mariska Loeppky.

Les Canadiens de la classe moyenne observeront quant à eux une baisse d’impôts. Au fédéral, le taux d’imposition passera de 22 % à 20,5 % pour ceux qui gagnent entre 45 916 $ et 91 831 $, soit une économie d’environ 689 $.

Gains en capital

Bien que le gouvernement ait finalement choisi de ne pas augmenter l’imposition des gains en capital dans le budget de cette année, les Canadiens gagnant plus de 200 000 $ paieront davantage d’impôts sur les gains et dividendes réalisés lors de la vente d’actions. La raison : ces bénéfices sont imposés au même taux que leur revenu qui a augmenté pour leur palier d’imposition.

Un élément qui ne fera pas une énorme différence, mais qui est bon à savoir. Les Canadiens fortunés résidant en Ontario feront face à une hausse du taux marginal d’imposition applicable aux gains en capital, passant de 24,76 % à 26,76 %, alors que celui applicable aux dividendes déterminés bondit de 33,82 % à 39,34 %. Selon Mariska Loeppky, ces deux changements donnent encore plus de valeur au CELI et au REER, qui permettent de faire fructifier son argent soit en l’exonérant d’impôt, soit en reportant le moment de le payer. Cotiser le maximum au REER peut aussi contribuer à réduire votre facture fiscale, par exemple en vous faisant passer à une tranche d’imposition inférieure.

Crédit d’impôt pour don de bienfaisance

L’ajout d’un palier d’imposition a également des répercussions sur les crédits d’impôt pour don de bienfaisance. Jusqu’en 2015, les Canadiens les plus fortement imposés recevaient un crédit d’impôt de 29 % du gouvernement fédéral pour leurs dons. Désormais, ils pourront bénéficier d’un taux de 33 % si leur don est puisé dans la portion de leurs revenus excédant 200 000 $.

Par exemple, si vous avez gagné 220 000 $ et fait un don de 25 000 $, vous obtiendrez un crédit de 15 % pour les premiers 200 $ déboursés (comme c’était auparavant le cas), mais le taux passera à 33 % pour les 20 000 $ suivants et à 29 % pour les derniers 4 800 $. Par contre, si vous avez gagné 225 000 $, le taux de 33 % s’appliquera à la totalité de votre don (à l’exception des premiers 200 $). « En d’autres mots, si vous avez fait plus de 200 000 $, vous ne serez pas affecté par la hausse d’impôt si vous faites un don en conséquence », affirme Mariska Loeppky.

Coupe dans les crédits d’impôt réservés aux familles

Plusieurs changements touchent les ménages avec enfants, le principal étant l’élimination de la baisse d’impôt pour les familles, un crédit d’impôt fédéral non remboursable qui n’aura pas duré bien longtemps. Ce crédit créé en 2014 permettait aux parents de fractionner leurs revenus et a surtout profité aux couples de la classe moyenne ou moyenne supérieure dont l’un des conjoints gagnait un faible revenu. Une économie d’impôt fédéral pouvant s’élever jusqu’à 2000 $ par an.

Les crédits d’impôt fédéral pour la condition physique et les activités artistiques des enfants ont été réduits pour 2016 et seront éliminés en 2017. Actuellement, les parents peuvent déduire un maximum de 500 $ par enfant pour les activités sportives admissibles, alors qu’en 2015, ce montant représentait 1000 $. Le crédit pour activités artistiques se voit lui aussi amputé de moitié, passant de 500 $, en 2015, à 250 $, en 2016. Il s’applique aux cours d’arts ou de musique et aux autres activités visant à améliorer la dextérité de l’enfant.

Il existe de nombreux autres crédits et déductions et il peut s’avérer difficile de s’y retrouver. Il vaut toujours mieux faire appel à un comptable ou à un conseiller financier qui vous aidera à demander tous ceux auxquels vous avez droit. « Voilà qui peut faire toute la différence », conclut Mariska Loeppky.

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