Ne misez pas que sur votre entreprise

Beaucoup d’entrepreneurs s’investissent tellement dans leur entreprise qu’ils en oublient de diversifier leurs avoirs.

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Lorsque Brendan Charters a lancé Eurodale Developments, une entreprise de construction et de rénovation, en 2003, il s’est fait une promesse : ne pas y investir tout son avoir. Contrairement à bien des entrepreneurs qui misent tout leur argent dans leur entreprise, il ne voulait pas dépendre du roulement de ses affaires ni d’un seul secteur économique. « J’ai bien retenu le vieux dicton disant : “Il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier.” Je sais l’importance de la diversification », affirme-t-il.

Malheureusement, c’est une leçon que plusieurs chefs d’entreprise oublient trop souvent. Eux aussi savent à quel point il peut être payant de diversifier ses avoirs, mais ils sont trop obnubilés par leur travail pour se le rappeler. Brendan Charters contribue à un REER et à un CELI, et même s’il cherche à équilibrer ses investissements commerciaux et ses placements personnels, il avoue que 90 % de sa fortune est liée à son entreprise. « Il faut protéger son argent des fluctuations boursières qui pourraient avoir un impact sur nos finances quotidiennes », soutient-il.

Et comment peut-on diversifier ses avoirs ? D’abord, en versant une partie de son salaire dans un REER et un CELI, comme tout travailleur canadien devrait le faire, conseille Jack Courtney, vice-président du service de planification pour la clientèle privée du Groupe Investors. On peut y contribuer grâce à des transferts automatiques, question d’épargner sans même avoir à y penser !

Par ailleurs, il faut s’assurer que ces investissements sont admis dans des fonds communs de placement. « Ils offrent une bonne diversification, que l’on peut amplifier encore davantage en choisissant un éventail de placements de différentes régions et secteurs d’activité. »

Si on est propriétaire d’une entreprise liée à l’industrie pétrolière et gazière, il vaudrait mieux ne pas opter pour des fonds de ressources naturelles.

Pour certains entrepreneurs, c’est plus facile à dire qu’à faire. Certains achètent des fonds pour un seul et même secteur simplement parce qu’il le connaisse. Jack Courtney le déconseille fortement. Par exemple, si on est propriétaire d’une entreprise liée à l’industrie pétrolière et gazière, il vaudrait mieux ne pas opter pour des fonds de ressources naturelles puisqu’on augmente ainsi le poids d’un seul domaine sur nos avoirs.

Heureusement, Brendan Charters n’est pas tombé dans ce piège. Il sait à quel point les domaines de l’immobilier et de la construction sont volatils et qu’il vaut mieux pour lui ne pas y investir. Certains de ses fonds communs incluent peut-être des entreprises du secteur immobilier, comme une fiducie de placement foncier, mais il s’est assuré de n’avoir aucun fonds qui y serait lié.

Les conseils d’un spécialiste peuvent bien sûr aider, d’autant plus que les propriétaires d’entreprise ont la possibilité de reporter l’impôt et d’augmenter leur épargne-retraite à l’extérieur de leur compte d’épargne enregistré. Il vaut mieux opter pour un conseiller financier, soutenu par une équipe de spécialistes en fiscalité, qui travaillera avec nos propres experts-comptables et conseillers juridiques pour s’assurer que notre capital est bien géré. Brendan Charters a quant à lui fait appel à des avocats, des comptables et des conseillers. « Ils peuvent nous apprendre à mieux structurer notre entreprise, ce qui est un énorme avantage pour les différentes stratégies de placement », observe-t-il.

Finalement, en sachant que ses avoirs ne sont pas investis dans un même secteur, il a l’esprit tranquille et peut se concentrer sur ce qu’il fait de mieux : construire de belles maisons pour ses clients. « La diversification nous apporte l’assurance de pouvoir dormir sur nos deux oreilles », conclut-il.

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