Le secret du succès d’une dragonne

Michele Romanow n’a que 31 ans, mais sa réussite dépasse largement celle de gens d’affaires ayant le double de son âge. Portrait d’une entrepreneure prospère qui est juge à l’émission Dragons’ Den.

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Michele Romanow venait à peine d’entamer des études en génie civil à l’Université Queen’s lorsqu’elle a su qu’elle voulait devenir entrepreneure.

« J’ai réalisé dès la première année que j’aurais plus de talent pour bâtir des compagnies que des ponts », lance cette entrepreneure et investisseuse de 31 ans, surtout connue pour son rôle de dragonne dans la populaire émission Dragons’ Den, diffusée à CBC.

Elle n’a d’ailleurs pas perdu de temps. En 2006, elle ouvrait le Tea Room sur le campus, un café sans déchet et sans émission de carbone, qui est toujours en activité. Puis, en 2008, elle fondait une entreprise de distribution de caviar, qui n’a finalement pas survécu à la crise financière.

Par la suite, Michele Romanow et ses deux associés ont visé juste avec Buytopia.ca, un populaire site web d’aubaines quotidiennes, et SnapSaves, une appli qui permet d’obtenir des remises sur certains produits achetés en épicerie simplement en photographiant sa facture. Groupon a d’ailleurs fait l’acquisition de cette compagnie en 2014. Aujourd’hui, Michele Romanow dirige Clearbanc, une start-up offrant des services financiers aux propriétaires d’entreprises.

La plupart des trentenaires qui tentent de gravir les échelons ne peuvent que rêver du succès qu’obtient Michele Romanow. Mais quel est son secret ? La ténacité et l’ouverture d’esprit.

La plupart des trentenaires qui tentent de gravir les échelons ne peuvent que rêver du succès qu’obtient Michele Romanow. Mais quel est son secret ? La ténacité et l’ouverture d’esprit, dit-elle. « Il semble que ce soit parmi mes plus grandes qualités. Aucune industrie n’est hors de portée et je crois qu’on peut toujours trouver une solution », affirme cette fine négociatrice, née à Calgary, qui partage son temps entre Toronto et San Francisco.

Son caractère fonceur transparaît d’ailleurs dans son rôle de dragonne. Elle a accepté de participer à l’émission pour avoir plus de visibilité en tant qu’entrepreneure et investisseuse, mais aussi pour aider d’autres gens qui ont l’ambition et l’audace de lancer l’entreprise de leurs rêves.

« Plus je passe de temps sur le plateau de l’émission, plus je me sens utile, poursuit Michele Romanow. Je me souviens à quel point c’est difficile au début… On ne peut pas réussir du premier coup. On a l’impression d’être vraiment désorganisé et de se tromper sans cesse, mais c’est dans le chaos et grâce à l’itération qu’on trouve les idées les plus novatrices. »

Selon elle, il est plus facile que jamais d’être entrepreneur au Canada : on peut compter sur un écosystème de start-ups florissant et sur l’aide de mentors et d’investisseurs prêts à soutenir même les idées que d’autres considèrent comme farfelues.

« Les gens rationnels vous diront que vous êtes fou et ils auront raison. Ne demandez pas l’avis de votre brillant ami médecin ou de l’avocat de papa sur votre idée d’entreprise parce qu’ils vous répondront que c’est voué à l’échec. Savoir d’avance que tout ira mal fait partie du jeu. Mais dans tout ce fiasco, vous trouvez constamment des choses qui fonctionnent et c’est là que se nichent les idées gagnantes. »

Malgré son jeune âge, Michele Romanow sait qu’elle sera entrepreneure toute sa vie. Selon elle, c’est une vocation, pas un choix de carrière. Et, d’une certaine façon, l’entrepreneuriat n’est pas si différent du génie civil qu’elle a étudié. « J’aime le processus de bâtir quelque chose à partir de rien. »

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