Perspectives du marché 2017

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Les marchés ont connu une année à tout le moins mouvementée, marquée d’une correction radicale en janvier, de la surprise du Brexit et de la victoire inattendue de Donald Trump. Malgré tout, les actions ont terminé l’année en force grâce aux gains réalisés sur les marchés développés et ceux en développement, particulièrement au Canada et aux États-Unis. Quels événements politiques et économiques expliquent cette stimulation? Et que pourrait-t-il arriver en 2017?

Politique : La montée surprenante du populisme

Les événements qui ont marqué les marchés le plus en 2016 étaient dans la domaine de la politique. Le Brexit a eu l’effet d’une onde de choc sur la valeur des titres à l’échelle mondiale et a plongé les rendements obligataires mondiaux dans un creux historique. L’amélioration des données économiques a toutefois fait en sorte que la période de liquidation de ces titres a été de courte durée. La reprise des marchés a été encore plus rapide après la victoire inattendue de Donald Trump aux élections présidentielles américaines. Le Dow Jones a connu la plus importante hausse à la suite d’élections présidentielles américaines vue à ce jour, soit huit % au cours des cinq semaines suivant la victoire de Trump.

Que doivent surveiller les investisseurs en 2017? Dans cette vidéo, Jeff Singer, chef des placements au Groupe Investors, donne sa réponse.

Marché canadien : Dans le peloton de tête

Le Canada s’est démarqué en 2016, terminant l’année avec les meilleurs résultats de tous les marchés développés. Ce rendement contraste avec 2015, année où notre marché était parmi les derniers. Ce renversement est attribuable à la remontée des prix du pétrole. Comme les valeurs pétrolières représentent le tiers du marché canadien, il n’est pas surprenant que l’indice S&P/TSX ait si facilement surpassé le S&P 500. Cette montée s’est produite au moment même où l’économie canadienne, dont la croissance du PIB était d’environ 1 %, peinait à suivre la cadence.

Marché américain : Des gains historiques

Les marchés américains ont connu une autre bonne année : l’indice Dow Jones Industrial Average a presque franchi le cap historique des 20 000 points et le S&P 500 a dépassé les sommets des années précédentes. Les investisseurs qui ont injecté des fonds dans les titres américains en février, au moment où le Dow Jones atteignait un niveau aussi bas que 15 660 points, ont été récompensés en réalisant des gains de près de 30 % à la fin de l’année.

Le Canada affichera-t-il encore un rendement de près de 20 % en 2017? Les États-Unis progresseront-ils dans une présidence Trump? Selon Singer, il est peu probable que le Canada obtienne le même rendement cette année, mais comme il explique dans la vidéo, les marchés nord-américains pourraient de nouveau réaliser des gains substantiels.

Pétrole brut et devise : Ils ne vont plus de pair

Le cours du pétrole brut et la valeur du dollar évoluent souvent parallèlement, mais cette tendance s’est estompée au deuxième semestre de 2016. En janvier, la chute du cours du pétrole brut a fait glisser le dollar canadien sous la barre des 69 cents US. La tendance s’est ensuite renversée jusqu’en mai. D’une valeur de 80 cents US, le dollar canadien a alors amorcé une descente pour ne valoir que 74 cents à la fin de l’année. Le cours du pétrole a quant à lui grimpé de 10 dollars pendant cette même période, poussé par la décision de l’OPEP, en novembre, de restreindre la production. Qu’est-ce qui explique un tel changement? La pression qu’a exercée l’écart croissant entre les taux d’intérêt des États-Unis et du Canada. De meilleures perspectives du côté du pétrole pourraient néanmoins en atténuer les répercussions sur le dollar canadien.

Dans cette vidéo, Singer explique comment les prix du pétrole pourraient poursuivre leur envolée et pourquoi celle-ci ne profitera pas forcément au dollar canadien.

Taux d’intérêt : Dites adieu au marché haussier

Il y a trente ans, le rendement des obligations du Trésor américain de 10 ans était supérieur à 15 %. Cette année, ce rendement a atteint un creux de 1,3 %. Cela signifie que l’appréciation moyenne des cours des obligations a été supérieure à 10 % par année. Maintenant que les faibles taux commencent à grimper vers des niveaux plus normaux, le rendement obligataire total offert a été presque nul. Les taux supérieurs ont entraîné le dégagement des obligations à l’échelle mondiale et ont eu des effets négatifs sur les prix des soi-disant « mandataires de titres obligataires » comme les services publics et les sociétés de placement immobilier (FPI). Toutefois, cette hausse des taux a été favorable à la valeur des actions émises par les banques et les sociétés d’assurance.

Comme le mentionne Singer dans cette vidéo, les taux pourraient continuer de grimper en 2017. Qu’est-ce que cela signifie pour les revenus fixes de votre portefeuille? Les explications de Singer.

Bénéfices : Rebond de la rentabilité

Début 2016, les profits des sociétés canadiennes et américaines stagnaient ou s’amenuisaient depuis plusieurs trimestres déjà. Une telle situation pose problème étant donné que le rendement des titres est tout compte fait stimulé par la croissance des revenus. Heureusement, l’indice S&P 500 a de nouveau affiché une croissance au troisième trimestre de 2016 par rapport à celui de l’année précédente, et ce, après cinq années consécutives où il présentait une baisse par rapport à la même période de l’année précédente. Au Canada, les profits des sociétés chutaient depuis huit trimestres consécutifs jusqu’au troisième trimestre de 2016. On omet toutefois souvent de souligner que les revenus absolus s’étaient déjà stabilisés. Selon les données, les revenus des sociétés américaines ont atteint leur niveau le plus faible au premier trimestre. L’amélioration des résultats a ravivé les perspectives économiques, tandis que les prévisions relatives aux politiques de Trump apparemment favorables à la croissance ont élevé les attentes à l’égard de la croissance continue des profits.

Vos placements : Maintenez le cap

Si les investisseurs ont une leçon à tirer de cette année, c’est qu’il est important de s’en tenir au plan. La patience des investisseurs a été mise à l’épreuve plusieurs fois, par exemple en janvier et après l’annonce du Brexit, mais après chacune des baisses, les marchés ont rebondi. En raison des préoccupations qui persistent sur la croissance du PIB et les enjeux politiques à l’échelle mondiale, la volatilité des marchés pourrait se poursuivre en 2017. Mais, comme nous l’ont appris les événements de 2016, lorsque les corrections surviennent, il faut garder son sang-froid et se rappeler qu’un creux peut offrir des occasions d’achats aux investisseurs. Comme il est impossible de prévoir les mouvements des marchés, même si vous vendez avant une dépression, vous ne profiterez probablement pas de la reprise. Autrement dit, maintenez le cap en tout temps.

Dans cette vidéo, Singer nous en dit plus sur ce qui nous attend cette année et explique comment les Canadiens devraient faire face à la volatilité des marchés.


Ce rapport, rédigé et publié par le Groupe Investors, contient des renseignements de nature générale seulement; son but n’est pas d’inciter le lecteur à acheter ou à vendre des produits de placement précis ni de fournir des conseils juridiques ou fiscaux. Les clients auraient avantage à s’adresser à leur conseiller pour obtenir des conseils adaptés à leur situation personnelle.

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