Les marchés mondiaux en hausse

Malgré les craintes dues au Brexit, les actions n’ont cessé de grimper pendant le troisième trimestre.

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Le troisième trimestre a donné une bouffée d’air frais aux marchés boursiers du monde entier, car les investisseurs ont laissé leurs diverses inquiétudes de côté et poussé les actions à la hausse. Étant donné la surprenante issue du référendum sur le Brexit qui a clôturé le trimestre précédent, l’élément le plus inattendu du trimestre a sans doute été la résilience de l’économie britannique, du moins dans l’immédiat. Même si la livre sterling a atteint de nouveaux creux, le marché boursier du Royaume-Uni s’est montré parmi les plus solides du monde, en monnaie locale. Mais il ne faut pas s’attendre à ce qu’il en demeure ainsi. À la fin du trimestre, la première ministre Theresa May a choisi la ligne dure pour la sortie de la zone euro et compliqué encore la situation de la livre et des marchés financiers en arrêtant la date de début des négociations officielles et en déclarant que le contrôle de l’immigration prendrait le pas sur le maintien de l’accès au marché commun.

Le peu de volatilité observé pendant les mois d’été a aussi été étonnant, d’autant que subsistaient les inquiétudes relatives au Brexit, à la campagne électorale américaine, au système bancaire italien et à d’autres tensions géopolitiques. Les négociateurs ont dit que c’était l’été le plus calme des 20 dernières années. En juillet et août, l’indice S&P 500 a en effet inscrit sa plus longue période sans variation supérieure à 1,0 % depuis 1928. Les choses sont vite revenues à la normale en septembre, lorsque les banques centrales des quatre coins du monde ont fait les manchettes avec leurs politiques monétaires.

En Amérique du Nord, les grands indices boursiers ont gagné du terrain au troisième trimestre, car la Réserve fédérale des États-Unis est restée sur ses gardes devant les nouvelles économiques incertaines de l’été.

En Amérique du Nord, les grands indices boursiers ont gagné du terrain au troisième trimestre, car la Réserve fédérale des États-Unis est restée sur ses gardes devant les nouvelles économiques incertaines de l’été et a préféré reporter à décembre un éventuel relèvement des taux d’intérêt. Les taux des obligations d’État du Canada et des États-Unis ont réagi en se retranchant vers de nouveaux planchers ; les obligations gouvernementales à 10 ans plongeaient à moins de 1,0 % vers la fin de septembre.

À Toronto, à la faveur de la faiblesse des taux, l’indice S&P/TSX a poursuivi sur sa lancée du trimestre précédent pendant la première moitié du trimestre avant d’atteindre un plateau pour clôturer le troisième trimestre en hausse de 5,4 %, soit un gain de 13,2 % depuis le début de l’année. Les titres boursiers sont restés vigoureux en dépit du manque de soutien des prix du pétrole, de l’or ou du huard, qui tous ont stagné ou se sont légèrement affaissés pendant le trimestre.

Les principaux marchés boursiers américains ont progressé, technologie, finance et industrie en tête. Alors que les indices S&P 500 et Dow Jones inscrivaient de modestes gains (5,4 % et 3,7 %, respectivement) en dollars canadiens, la vigueur du secteur de la technologie a été telle que le NASDAQ, fortement axé sur ce secteur, a grimpé de 11,5 % (toujours en $ CA).

À l’image de l’indice canadien, la plupart des marchés du monde ont continué en juillet de se relever du choc consécutif au vote britannique en faveur du Brexit, avant de se stabiliser vers la fin du trimestre. Les indices MSCI Monde, MSCI Europe et MSCI Asie-Pacifique ont terminé le trimestre sur des montées respectives de 6,5 %, de 7,0 % et de 10,9 %, en dollars canadiens.

Le quatrième trimestre promet de garder les investisseurs en état d’alerte. Les résultats qui seront publiés en octobre en diront long sur la robustesse des bénéfices des sociétés américaines, en novembre on ne parlera que des élections américaines, et le relèvement de taux de la Réserve fédérale est attendu pour décembre. Pendant ce temps, les répercussions du Brexit devraient se faire un peu plus concrètes à mesure que se rapprochera le début des négociations, annoncé pour mars 2017.

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