Suivre sa passion

Paul Alofs était un dirigeant d’entreprise accompli. Jusqu’à ce qu’il abandonne le monde des affaires pour découvrir sa véritable vocation.

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Dans les années 1990, Paul Alofs était peut-être l’un des plus importants joueurs de l’industrie de la musique canadienne. Au cours de cette décennie, il a été président de HMV Canada et de BMG Canada, la division canadienne de l’une des plus grandes maisons de disques au monde. Pendant deux ans, ce natif de Windsor a aussi dirigé les 500 boutiques de Disney et, à la veille de la révolution numérique, il a travaillé comme cadre chez MP3.com.

À un moment de sa carrière, Paul Alofs a toutefois réalisé qu’il voulait quelque chose de plus, et ce n’était pas un bureau vitré au sein d’un conglomérat international. Il souhaitait faire une réelle différence dans la vie des gens. « J’ai ressenti l’appel pour une mission plus importante, confie-t-il. J’aimais ma vie dans le monde des affaires et de l’entrepreneuriat, mais je voulais mettre à profit mon expérience et mes compétences différemment. »

« J’ai ressenti l’appel pour une mission plus importante. J’aimais ma vie dans le monde des affaires et de l’entrepreneuriat, mais je voulais mettre à profit mon expérience et mes compétences différemment. »

Paul Alofs habitait en Californie à l’époque. Il a décidé de quitter les États-Unis et de revenir à Toronto pour y trouver un emploi qui n’était pas axé sur les profits ou la vente de produits. Par un étrange coup du sort, au même moment, sa mère a reçu un deuxième diagnostic de cancer. Elle est décédée en novembre 2002.

Ce douloureux événement a influencé son cheminement professionnel. C’est le voisin de Paul, John McNaughton, ex-président de l’hôpital Princess Margaret, qui lui a suggéré d’accepter un poste de direction pour un organisme à but non lucratif. Ce choix était tout à fait logique.

« [Ma famille] n’avait aucune idée à quel point le cancer peut être dévastateur. Il nous a tous changés. Je n’ai jamais pensé que je travaillerais pour une organisation sans but lucratif dans le milieu de la santé. Mais j’ai rencontré l’équipe du Princess Margaret et je ne l’ai plus jamais quittée, » raconte celui qui a été nommé PDG de la fondation Princess Margaret en septembre 2003. Depuis, il a aidé à amasser plus d’un milliard de dollars pour poursuivre les recherches sur le cancer.

Paul Alofs passe maintenant ses journées à recueillir des fonds pour aider à sauver des vies et encourage les autres à l’imiter : suivre sa passion et faire une différence. « Si votre passion transcende vos intérêts personnels, alors vous avez trouvé votre vocation », dit-il.

Son livre Passion Capital: The World’s Most Valuable Asset, publié en 2012, démontre comment on peut miser sur notre passion pour favoriser le succès d’une entreprise. D’une certaine façon, l’ouvrage rappelle aux lecteurs ce qui les a amenés à se lancer en affaires en premier lieu. « Selon mes observations, de nombreuses entreprises ou personnes qui ont réussi n’ont pas commencé avec un capital financier. Mais elles avaient quelque chose en commun au départ : la passion. Jumelée à un plan, la passion est le meilleur capital ! », affirme l’auteur.

Bien que son livre, qui en est à sa quatrième impression, vise surtout les baby-boomers qui recherchent des façons plus gratifiantes de passer leurs journées, il reçoit beaucoup d’appels de représentants des générations Y et X qui, eux aussi, veulent une carrière plus satisfaisante guidée par leur passion.

Comment peut-on faire le saut, comme l’a fait Paul Alofs ? Il faut tout d’abord réfléchir à ce qui nous passionne. « On m’a déjà dit : « Trouve quelque chose qui te fait pleurer et pour laquelle tu peux faire une différence. » C’est la meilleure façon de découvrir sa vocation. »

Selon lui, avoir tôt dans notre carrière un mentor qui partage notre passion est aussi un excellent point de départ pour s’engager dans la bonne voie.

Une fois qu’on a trouvé ce qui nous allume, il suffit de saisir l’occasion. « Seule, la passion n’est qu’une émotion. La passion en tant que capital est un atout. Croire que je pouvais jouer un rôle [dans la lutte contre le cancer] m’a fait avancer. »

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