Des avancées au deuxième trimestre

Les marchés nord-américains ont eu de meilleurs résultats, malgré les inquiétudes suscitées par le Brexit.

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Au deuxième trimestre, les investisseurs étaient surtout préoccupés de savoir si la Réserve fédérale américaine allait rehausser ses taux d’intérêt et, le cas échéant, le moment qu’elle choisirait pour le faire. La direction que prendraient les taux est devenue plus qu’incertaine après la publication de données désastreuses sur le marché de l’emploi aux États-Unis en mai, remettant en doute la solidité de l’économie américaine. Mais l’attention des investisseurs s’est brusquement tournée vers la Grande-Bretagne pendant la dernière semaine de juin en raison des bouleversements politiques qui s’y tramaient et des conséquences économiques potentielles du vote des Britanniques en faveur de la sortie de l’Union européenne (« Brexit »).

Le renforcement du dollar canadien au premier trimestre par rapport au billet vert s’est poursuivi en avril, mais il y a eu un revirement de situation au cours des deux mois suivants. Au final, les niveaux des devises étaient relativement les mêmes qu’au début du trimestre. Toutefois, la vigueur de l’indice du dollar américain, surtout en fin de trimestre, a entraîné dans sa suite le huard qui s’est apprécié par rapport aux devises européennes et asiatiques. Cela a eu pour effet de légèrement réduire le rendement exprimé en dollars canadiens de la plupart des actions de sociétés étrangères autres qu’américaines, comparativement aux rendements exprimés en devises locales.

À la suite d’un bref rebond « post-Brexit », l’indice canadien a clôturé le mois avec de solides gains tant pour le trimestre que depuis le début de l’année, ce qui a permis d’effacer la baisse survenue au deuxième semestre de 2015.

Au Canada, le S&P/TSX a poursuivi sa remontée, après avoir connu un creux en janvier, jusqu’à ce que les inquiétudes soulevées par le Brexit, le renforcement du dollar américain qui s’en est suivi et la chute des prix du pétrole viennent mettre un frein à cette avancée. À la suite d’un bref rebond « post-Brexit », l’indice canadien a clôturé le mois avec de solides gains tant pour le trimestre que depuis le début de l’année, ce qui a permis d’effacer la baisse survenue au deuxième semestre de 2015. L’or a pris la tête du marché, porté par le désordre engendré par le Brexit, l’évanouissement des attentes d’un resserrement monétaire par la Fed et les taux d’intérêt négatifs en Europe et au Japon.

Du côté des États-Unis, le S&P 500 et le Dow Jones ont évolué à la hausse comme à la baisse dans des fourchettes étroites jusqu’à ce que le rebond survenu après les brusques ventes massives dans la foulée du Brexit leur ait permis de dégager de faibles gains pour le trimestre. Le secteur de l’énergie a été le plus performant au cours du trimestre, galvanisé par une hausse de près de 30 % des prix du pétrole. Les valeurs défensives des secteurs des services aux collectivités et des télécommunications ont également bien tiré leur épingle du jeu, confirmant leur suprématie dans les rendements depuis le début de l’année, alors que la probabilité d’une hausse des taux par la Fed semblait s’atténuer.

À l’instar des indices boursiers américains, l’indice MSCI Monde a fait du surplace pendant la majeure partie du deuxième trimestre, après avoir enregistré un fort déclin suivi d’une reprise au premier trimestre. Les modestes avancées en Amérique, au Japon et dans certaines régions de l’Asie ont été largement contrebalancées par la faiblesse des marchés en Europe et au Royaume-Uni. Quant à l’indice MSCI Europe, il n’a pas été en mesure de se ressaisir après l’onde de choc causée par le Brexit comme les autres devises l’ont fait.

Le troisième trimestre risque d’être marqué par une accentuation de la volatilité alors que les investisseurs absorbent les conséquences d’un Brexit. Par ailleurs, les résultats pour le deuxième trimestre et la publication d’autres données sur l’emploi aux États-Unis devraient contribuer à préciser l’état de la croissance économique américaine et la trajectoire future des taux d’intérêt.

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