Avoir une propriété à temps partagé

L’achat en multipropriété a souvent mauvaise réputation, à commencer par les interminables présentations pour recruter de futurs propriétaires. Voici ce qu’il faut savoir sur cette formule méconnue.

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Si vous avez déjà séjourné dans un centre de villégiature au Mexique, en Californie ou dans une autre destination-soleil, vous avez probablement reçu une invitation pour aller à une « réunion d’une heure ». Avant même de vous y rendre, vous saviez l’ordre du jour : on essaierait de vous vendre une propriété à temps partagé.

La plupart des gens déclinent l’invitation – pourquoi regarder un diaporama lorsqu’on peut se prélasser sur le bord de la piscine ? Mais la prochaine fois que vous en aurez la chance, vous devriez peut-être y assister. Et, pour preuve, la quantité de personnes qui ne jurent que par la multipropriété et qui préfèrent opter pour cette formule plutôt que de posséder leur propre condo à l’étranger.

Pourquoi acheter en multipropriété ?

Jim Stoffman est un avocat de Winnipeg qui apprécie cette formule. Il y a 24 ans, il a acheté des parts dans une multipropriété à Palm Springs et il assure que personne n’a l’obligation d’endurer une interminable présentation pour le faire.

N’empêche que ce genre de rencontre peut être une source d’informations utiles. Pour sa part, il a assisté à un certain nombre de réunions avant de se décider, question d’en apprendre davantage sur le marché des multipropriétés. En fin de compte, il a acheté auprès d’un particulier, et non d’un promoteur.

Si l’idée l’a séduit, c’est essentiellement parce qu’elle lui permettait d’avoir accès à une propriété dans une destination où il pouvait se rendre chaque année.

« C’est un peu comme acheter une chambre d’hôtel, mais à un prix nettement moindre, explique Jim Stoffman. Il n’y a ni entretien, ni réparations à faire. Une fois qu’on y est, on peut profiter de notre séjour et faire ce qui nous plaît. »

« C’est un peu comme acheter une chambre d’hôtel, mais à un prix nettement moindre, explique-t-il. Il n’y a ni entretien, ni réparations à faire. Une fois qu’on y est, on peut profiter de notre séjour et faire ce qui nous plaît. »

De nombreux complexes de multipropriétés offrent des commodités dignes des hôtels les plus huppés, que ce soit une piscine, un terrain de tennis, un gymnase ou une salle de loisirs.

L’autre avantage, c’est qu’on peut facilement permettre à notre entourage d’en profiter. Par exemple, M. Stoffman peut séjourner dans sa propriété à temps partagé pendant presque cinq mois par an et il lui arrive de laisser les clés à ses enfants et petits-enfants pour quelques semaines.

À considérer avant d’acheter

On peut acheter une propriété à temps partagé soit d’un promoteur, soit d’un particulier qui est prêt à céder ses parts. Si l’on traite avec le premier, il est possible que le prix soit négociable, mais il est généralement plus abordable auprès du deuxième.

À la différence d’une propriété classique, une multipropriété se revend rarement à un prix supérieur à celui de l’achat. Si vous voulez vendre votre part, vous devez donc vous attendre à subir une perte, alors que si vous voulez acheter, vous profiterez sûrement d’une aubaine.

« Il y a mille et une occasions d’acheter une multipropriété à 5 % ou à 10 % de moins que ce que demandent les promoteurs », explique M. Stoffman, en précisant qu’on peut souvent les acheter sur eBay ou dans les ventes fiscales ou successorales.

Mais avant d’acheter, faites vos devoirs. Tâchez de savoir si le logement convoité est bien coté, en consultant des sites web qui publient des palmarès de multipropriétés, et assurez-vous qu’il est situé dans un lieu où vous souhaitez séjourner régulièrement.

Par ailleurs, nombreux sont les contrats de multipropriété qui donnent aussi accès à un logement situé dans une autre destination. Si c’est quelque chose qui vous intéresse, sachez qu’il faut s’y prendre tôt.

« Pour certaines destinations convoitées, il n’est pas toujours facile de réserver pendant la haute saison », précise M. Stoffman.

Prenez votre temps avant d’acheter

Si le vendeur vous presse d’acheter, c’est parce qu’il reçoit automatiquement jusqu’à 50 % du prix de vente, affirme Douglas Gray, auteur de The Canadian Guide to Buying and Owning Recreational Property in Canada. C’est pourquoi il insistera jusqu’à ce que vous signiez un chèque. Malgré tout, n’achetez pas avant d’être vraiment prêt.

« Même si le vendeur est pressé de conclure la transaction, il est important de bien mûrir votre décision pour ne pas la regretter ensuite », ajoute-t-il.

Avant de signer, lisez les petits caractères, conseille-t-il. Vérifiez si le contrat prévoit un délai de rétractation et si vous avez effectivement accès à un autre logement à temps partagé ailleurs dans le monde.

Posez aussi des questions sur les frais annuels d’entretien, puisque les vendeurs n’en parlent généralement pas, précise-t-il. Ceux-ci peuvent varier de 200 $ à 1000 $ US pour chaque semaine dont vous disposez.

Tout dépend de votre mode de vie

Acheter en multipropriété ne vous permettra pas d’enrichir votre patrimoine, mais plutôt de bien profiter de votre retraite. Demandez-vous quel genre de séjour vous recherchez, selon votre mode de vie. Par exemple, ce type de logement nécessite souvent moins d’entretien et offre plus de commodité qu’un condo dans le Sud.

La prochaine fois qu’on vous proposera d’assister à une présentation, ne dites pas non tout de suite. Qui sait, vous pourriez trouver un endroit où vous aurez envie de revenir, encore et encore.

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