Pourquoi la génération Y retourne à la maison

Les vingtenaires et les trentenaires vivent plus longtemps chez leurs parents. Découvrez en quoi cette tendance peut affecter votre vie et vos finances.

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La seule constance dans la vie, c’est le changement, et il se remarque plus particulièrement lorsque les générations se succèdent. Il ne faut pas chercher bien loin pour se rendre compte que les jeunes de la génération Y suivent une voie complètement différente de celle de leurs parents. La génération Y représente aujourd’hui la plus importante cohorte de la main-d’œuvre canadienne. Ce groupe démographique est le moteur de la transformation du milieu de travail. Destinés à redéfinir notre pays et peut-être le monde entier, les enfants de cette génération sont pourtant nombreux à habiter encore dans la maison familiale.

Comparativement aux générations précédentes, ces enfants vivent avec leurs parents plus longtemps, bien après avoir atteint l’âge adulte. Est-il plus difficile pour les membres de cette génération de voler de leurs propres ailes ? Les élève-t-on différemment ? Nous examinerons les facteurs qui influent sur cette tendance et les façons de se préparer à un départ tardif, mais inévitable.

En parlant de ma génération

Vos enfants tardent à quitter le nid familial ? Voyez le côté positif de la situation : vous risquez d’être moins triste au moment de leur départ. Par contre, les soutenir financièrement bien au-delà de l’âge adulte peut peser sur vos économies de retraite. Si vous vous occupez aussi de vos parents, vous manquez sûrement de temps et vous êtes probablement à plat financièrement et émotivement. Ces aidants qui font double emploi forment la « génération sandwich ».

Si vous faites, ou prévoyez faire, partie de cette « génération sandwich », il est essentiel que vous saisissiez le portrait financier complet. Vous devez prendre connaissance des finances de vos parents, notamment leurs assurances, leurs économies, leurs biens et leurs dettes. Il convient aussi d’explorer toutes les possibilités d’allègement fiscal et les programmes de prestations gouvernementales offerts aux Canadiens qui s’occupent d’adultes à charge.

Si vous faites, ou prévoyez faire, partie de cette « génération sandwich », il est essentiel que vous saisissiez le portrait financier complet.

Quant au soutien à vos enfants, la planification proactive est la clé pour les aider à payer leurs études postsecondaires. Si votre Régime enregistré d’épargne-études (REEE) ne couvre pas leurs frais d’études, contactez-nous pour évaluer les stratégies qui peuvent aider à limiter leur endettement. Nous vous aiderons à voir le tableau complet afin que vous puissiez équilibrer l’ensemble de vos priorités sans sacrifier votre plan financier à long terme.

Un nid encombré

Si les plus jeunes de la génération Y fréquentent encore l’école secondaire, les plus vieux auront 36 ans cette année. Toutefois, contrairement aux baby-boomers et à la génération X, ces jeunes adultes ont tendance à habiter chez leurs parents beaucoup plus longtemps.

Cette tendance tient, en partie, aux contraintes financières auxquelles font face les jeunes d’aujourd’hui. Ils doivent généralement étudier plus longtemps pour soutenir la concurrence sur le marché du travail, pendant que le coût des études postsecondaires ne cesse d’augmenter. De nombreux diplômés universitaires étant couverts de dettes d’études, il leur est plus difficile de quitter le giron familial. Les coûts du logement sont un autre obstacle à leur vie autonome.

Les styles d’éducation peuvent aussi jouer un rôle dans le désir des enfants de vivre plus longtemps à la maison. S’il existe des parents surprotecteurs qui envahissent le territoire de leurs enfants et tentent de gérer leur vie, on trouve aussi des « enfants boomerang » qui retournent au bercail faute d’avoir pu s’en tirer seuls. Ces « enfants boomerang » peuvent avoir une incidence encore plus grande que les enfants qui s’incrustent.

« J’avais le cœur brisé quand Félix est parti de la maison, mais je m’y suis habituée », raconte Michelle, une mère de 49 ans de Québec. Après avoir éprouvé des problèmes financiers, son fils est revenu à la maison et chacun a dû faire des compromis. « Ses attentes n’étaient pas réalistes quant à sa capacité de vivre seul… il n’était tout simplement pas prêt », explique-t-elle, ajoutant que le fait d’avoir goûté à la liberté l’a au moins motivé à épargner pour la prochaine fois.

Pour de nombreux jeunes adultes, il est financièrement responsable de vivre chez leurs parents même s’ils travaillent à temps plein. C’est un moyen idéal d’économiser en vue de l’achat d’une maison ou du démarrage d’une entreprise. L’abandon du nid familial est toutefois un important rite de passage, tant pour les parents que pour les enfants. Même si bien des années s’écouleront avant le déménagement, c’est une bonne idée de fixer une date et d’établir un plan.

Les Tanguy en chiffres

  • 42,3 % des jeunes adultes âgés de 20 à 29 ans vivent avec papa ou maman ou les deux, une hausse importante par rapport à il y a 30 ans.
  • 63,3 % des jeunes hommes et 55,2 % des jeunes femmes âgés de 20 à 24 ans vivent chez papa ou maman ou les deux.
  • Près d’un quart des jeunes adultes qui vivent dans le foyer parental l’ont déjà quitté dans le passé.
  • L’Ontario présentait la plus forte proportion (50,6 %) de jeunes adultes vivant dans le foyer parental et la Saskatchewan, la plus faible (30,6 %).
    Source : Statistiques Canada

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