Perspectives des marchés en 2016

Le chef des placements du Groupe Investors nous révèle sa vision des marchés boursiers pour l’année.

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Les marchés boursiers ont connu une année en dents de scie, mais la situation pourrait s’améliorer en 2016, croit Jeff Singer, chef des placements du Groupe Investors.

Ce dernier affiche un « optimisme prudent » quant à la performance des marchés boursiers et prévoit que la plupart des entreprises assisteront à une reprise de la croissance de leurs bénéfices, ce qui devrait permettre une remontée des actions.

« La croissance des bénéfices est cruciale pour qu’il y ait une progression des marchés boursiers à long terme, puisque la valeur des titres est très influencée par le niveau de bénéfice associé à ces entreprises », ajoute M. Singer.

L’an dernier, pour la première fois depuis 2009, les bénéfices des entreprises aux États-Unis et dans plusieurs régions du monde ont stagné ou fléchi, ce qui a eu des répercussions sur les marchés. À la fin novembre, l’indice S&P 500 n’avait grimpé que de 1,5 %, tandis que l’indice composé S&P/TSX du Canada, qui a été affecté par la chute des prix du pétrole, avait diminué d’environ 8 %.

La situation devrait se redresser en 2016 si les prix du pétrole augmentent ou se maintiennent au même niveau et si le dollar se stabilise.

La croissance des bénéfices des entreprises canadiennes a été freinée cette année principalement à cause du ralentissement généralisé de la croissance mondiale, mais aussi en raison de la chute des prix du pétrole et de l’affaiblissement du dollar. La situation devrait se redresser en 2016 si les prix du pétrole augmentent ou se maintiennent au même niveau et si le dollar se stabilise.

« Cela laisse présager une meilleure croissance de l’économie et des bénéfices des entreprises », dit-il.

Son analyse des titres à revenu fixe est toutefois plus complexe. Les obligations n’offrent presque aucun rendement : l’obligation à 10 ans du gouvernement du Canada, un titre de référence, tourne autour d’un faible 1,6 %.

« En ce moment, des sociétés de premier ordre offrent un rendement en dividende plus élevé que le coupon d’une obligation, ce qui est très inhabituel », observe M. Singer.

La situation des obligations est doublement préoccupante : si vous en possédez et que vous les conservez jusqu’à échéance, vous n’obtiendrez qu’un faible rendement. Selon M. Singer, les taux d’intérêt risquent d’augmenter dans les 12 prochains mois ou dans les 3 à 5 prochaines années, ce qui aura pour effet de faire chuter le prix des obligations. (Le prix des obligations baisse lorsque les taux d’intérêt montent.)

« La plupart des gens ne savent pas qu’ils peuvent perdre de l’argent avec des obligations », affirme M. Singer. En 2016, il s’agit toutefois d’une possibilité bien réelle.

Cependant, les obligations demeurent un élément important dans un portefeuille, même dans un contexte de faible taux. Elles sont généralement moins volatiles que les actions et, historiquement, elles gardent les portefeuilles à flot durant les périodes de ralentissement. Il ne faut tout simplement pas s’attendre à ce que des titres à revenu fixe produisent des gains substantiels dans un portefeuille comme ils l’ont fait ces dernières années.

Selon M. Singer, il importe que les investisseurs maintiennent une vision à long terme, quelle que soit la performance des marchés.

« Il vaut mieux posséder un portefeuille diversifié plutôt que d’avoir une concentration géographique ou sectorielle, conclut M. Singer. Je recommande d’établir un plan de placement et de s’y tenir. C’est comme ça que l’on bâtit un patrimoine. »

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