Une année à soi

Prenez quelques mois de congé.

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Après 10 ans de travail sans interruption, Norm Lim Sang avait besoin d’une pause. L’entreprise qu’il avait cofondée pendant ses études universitaires était devenue une société de développement Web et de création de logiciels fructueuse. En 2005, d’un commun accord avec son partenaire, il a fermé boutique.

Lim Sang aurait facilement pu décrocher un autre emploi. Même s’il possédait peu d’économies, il a choisi de vivre à fond sa passion pour la planche à neige. « On m’a demandé pourquoi je ne me contentais pas d’un voyage à Whistler, explique Lim Sang, aujourd’hui âgé de 39 ans. Ce n’était pas assez. Le jour de Noël, je suis parti dans l’Ouest pour y dévaler les plus hautes montagnes. »

Cet entrepreneur en technologie n’a pas suspendu son parcours professionnel pour trouver sa voie ni pour réorienter sa carrière. Il a plutôt envisagé son aventure de six mois comme un congé sabbatique. Il avait besoin de temps pour lui. Un besoin que bon nombre de cadres et d’employés surmenés ressentent. C’est pourquoi 44 % des entreprises canadiennes offrent des congés sabbatiques sans solde, selon Hewitt Associates.

Pourtant, la majorité des travailleurs n’en profitent pas. Une étude de Hilton HHonors réalisée en 2013 a révélé que si 70 % d’entre eux pensent à s’absenter quelques mois, seulement 5 % projettent de passer à l’action. Pour Lim Sang, se retirer du monde du travail supposait de changer radicalement sa façon de vivre. « J’ai troqué mon mode de vie habituel contre ma passion, dit-il. Ce fut une très bonne leçon. »

Les principales raisons pour lesquelles les salariés ne prennent pas de congés sabbatiques sont compréhensibles. Ils coûtent cher et peuvent influencer le cours de leur carrière. Mais selon Alan Kearns, coach d’affaires et fondateur de la société Career Joy d’Ottawa, un seul mois de vacances suffit à faire de vous un meilleur employé. Les expériences vécues au cours d’un tel congé jettent un nouvel éclairage sur la vie et peuvent mener à l’ouverture d’avenues professionnelles insoupçonnées.

Si vous quittez votre emploi, pensez à une stratégie de retour au travail.

Avant de partir en congé sabbatique, ajoute Alan Kearns, il vous faut un plan. Réfléchissez à ce que vous souhaitez accomplir et à la façon dont vous voulez que vos employeurs, vos collègues et votre réseau professionnel perçoivent votre choix. Présentez-le comme le milieu universitaire le fait, c’est-à-dire comme une occasion de ressourcement, mais aussi d’exploration de nouveaux domaines. Si vous quittez votre emploi, pensez à une stratégie de retour au travail. Prévoyez notamment des économies supplémentaires pour faire du réseautage avant de reprendre le train-train quotidien.

Lim Sang n’a jamais regretté ses vacances prolongées. Il en est revenu ragaillardi. Aujourd’hui, il travaille comme directeur d’une boutique en ligne d’équipement de planches à neige. Reprendrait-il quelques mois de congé ? Certainement. À une exception près : « Au préalable, je m’assurerais d’économiser. »

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