La prochaine étape

Le fondateur de Vision Mondiale Canada est prêt pour la retraite. Mais il ne prévoit pas se reposer pour autant.

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Président de Vision Mondiale Canada depuis 19 ans, Dave Toycen termine cette année ce long mandat en partant à la retraite. Le philanthrope de Toronto qui a grandi au Wisconsin n’utilise toutefois pas le mot « retraite » pour décrire ce qui l’attend. « Il s’agit plutôt d’une période de repos », précise-t-il.

Au cours des 20 dernières années, Dave Toycen a aidé à amasser des millions de dollars. En 2014 seulement, l’organisme a recueilli 400 millions de dollars pour favoriser l’accès à l’eau potable, à l’éducation et aux soins de santé pour des enfants démunis et leur collectivité. Il va donc sans dire que le président de 67 ans a maintenu un horaire éreintant, visité des villages isolés, des camps de réfugiés bondés et des zones sinistrées partout dans le monde. Et il a fait pression sur des dirigeants mondiaux qu’il a rencontrés afin d’obtenir des fonds destinés au développement des enfants.

Il est maintenant prêt à ralentir, mais pas à s’arrêter. Lorsque Vision Mondiale aura trouvé son successeur, Dave Toycen passera du temps auprès de son épouse et de ses quatre petits-enfants, et cherchera des conseils spirituels pour le prochain chapitre de sa vie. Mais il insiste sur le fait qu’il n’abandonne pas la cause. « La retraite, en réalité, c’est de continuer à faire des choses significatives. Mais sans être forcément payé », croit-il.

Dave Toycen a été témoin d’horreurs depuis son arrivée à Vision Mondiale en 1973, alors qu’il commençait un emploi à temps partiel comme producteur d’annonces à la radio et poursuivait des études supérieures à Los Angeles. Certaines images ne le quitteront jamais : des rangées de minuscules corps enveloppés de roseaux après le génocide rwandais, des enfants éthiopiens frappés par la famine.

« Je suis d’avis que plus nous sommes prospères, plus nos responsabilités augmentent. »

Il a aussi des histoires d’espoir étonnantes à raconter, comme celle d’une fillette hondurienne de neuf mois tellement mal en point qu’il a cru qu’elle en mourrait. Son épouse et lui l’ont parrainée, puis Vision Mondiale a aidé à bâtir une maison pour la famille et fourni un soutien psychologique aux parents pour traiter des problèmes de santé mentale. La petite a continué son éducation jusqu’à l’école secondaire. « Nous avons tous participé à cette réussite, souligne Toycen. Je ne l’oublierai jamais. »

Il prend sa retraite au moment où le nombre de réfugiés dans le monde atteint un sommet depuis la Seconde Guerre mondiale. « L’une des conséquences les plus dévastatrices de la pauvreté est l’instabilité et la violence », explique-t-il. Nous avons cependant des raisons d’être optimistes. Au début des années 1990, 12,4 millions d’enfants mouraient chaque année de maladies courantes comme la malaria, la diarrhée et la pneumonie. Ce chiffre a été réduit de moitié.

Nous avons tous un rôle à jouer. « Je suis d’avis que plus nous sommes prospères, plus nos responsabilités augmentent. » Même s’il n’est plus dans un bureau, Dave Toycen continuera de participer à cette mission : «  Je maintiendrai mon engagement envers la cause des enfants. Je ne sais pas encore sous quelle forme. Mais je vais trouver. »

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