Donner un sens à sa vie

Ces Canadiens offrent des exemples de vies bien remplies, même s’ils sont des citoyens ordinaires, comme vous.

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Apprendre par les livres

Une Winnipégoise aide des milliers d’enfants africains à lire.

Comme bien d’autres, Kathy Knowles entame sa journée au lever du soleil et la termine bien après la tombée de la nuit. Mais, contrairement à la majorité, elle le fait deux mois par année au Ghana.

Kathy Knowles a fondé l’Osu Children’s Library Fund (OCLF), un organisme qui a permis d’ouvrir 8 bibliothèques à Accra et qui en a aidé 200 de plus petite taille ailleurs au Ghana. La fondatrice a également appuyé des projets et fourni plus de 100 000 livres pour enfants à des bibliothèques dans de nombreux autres pays.

Sa mission et les longues heures ne sont pas faciles, mais elle ne s’en plaint pas. « Je ne me sens jamais excédée par mon travail, dit-elle. J’adore ce que je fais. » La philanthropie, c’est de suivre sa passion, et rien ne l’emballe plus que de promouvoir la lecture et de faciliter l’accès aux livres.

En 1990, l’emploi de son mari dans l’industrie minière les amène à Accra, capitale du Ghana. Knowles remarque que les enfants autour d’elle n’ont pas accès à des livres d’histoires. Elle commence donc à faire la lecture à six d’entre eux, sous un arbre dans son jardin. C’est alors qu’elle fonde l’OCLF. En plus d’ouvrir des bibliothèques, le fonds octroie des bourses d’études secondaires.

Malgré les difficultés de son travail, Kathy Knowles, qui gère maintenant l’organisme depuis Winnipeg la majeure partie de l’année, sait que l’alphabétisation peut transformer la vie d’un enfant. « Les enfants qui lisent beaucoup ont tendance à ouvrir leur esprit et à étendre leur curiosité au-delà de leur environnement immédiat, croit-elle. En approfondissant son éducation, on se donne un élan important pour sortir de la pauvreté. » – S.B.

Rouler pour vaincre le cancer

Jeff Rushton roule à travers le Canada pour financer la recherche sur le cancer.

Fondateur, président et bénévole très passionné de la Coast to Coast Against Cancer Foundation, Jeff Rushton dirige cet organisme dont environ 35 millions de dollars ont été remis, dans les 12 dernières années, à des œuvres de bienfaisance canadiennes pour les enfants atteints du cancer. Le Tour for Kids, une série d’activités cyclistes de plusieurs jours, a permis d’amasser environ 11,5 millions de cette somme.

À une époque où la responsabilisation des organismes caritatifs est une question largement discutée, la fondation de Rushton impressionne : elle remet l’entièreté des dons reçus aux œuvres de bienfaisance. C’est le bénévolat et les commandites qui permettent de payer les frais d’événements, le personnel et les autres dépenses. Le Groupe Investors offre notamment son appui à l’organisme depuis plus de 10 ans.

Les débuts de la Coast to Coast Against Cancer Foundation remontent à une aventure à vélo aux États-Unis, en 2002. Rushton roule d’un bout à l’autre du pays avec un ami, pour souligner la victoire de son père contre le cancer. Un an plus tard, il apprend que la fille d’un ami a le cancer et décide d’enfourcher de nouveau son vélo. Cette fois, il parcourt le Canada, accompagné de cinq amis, afin de recueillir des fonds pour la recherche sur le cancer chez les enfants.

« La vie est faite des choix qu’on a faits. Tout est plus facile lorsqu’on s’entoure de personnes qui partagent la même vision et qui sont aussi passionnées. »

Rushton a déployé des efforts exceptionnels pour amasser autant d’argent, car il est aussi président-directeur général de Media Resources, une entreprise de signalisation à Toronto.

Il consacre son temps à ce qui compte pour lui : sa famille, son entreprise, le sport et sa fondation. Il ne s’attarde pas aux choses sans importance. « La vie est faite des choix qu’on a faits. Tout est plus facile lorsqu’on s’entoure de personnes qui partagent la même vision et qui sont aussi passionnées », conclut-il. – S.B.

Un message derrière les paroles

Pour le rappeur D.O., sensibiliser les jeunes aux dangers de l’intimidation est une véritable fierté.

On pourrait penser qu’une mention dans le livre des records Guinness est le summum des réussites. Il en va autrement pour Duane Gibson, qui détient le record mondial du plus long rap en style libre. Le chanteur, dit D.O., alias Defy the Odds, est fier de son exploit réalisé en 2003. Mais aujourd’hui, il vise à utiliser ses jeux de mots pour divertir les jeunes de façon instructive au sujet de l’intimidation plutôt que pour soulever des foules.

Depuis 2001, Duane Gibson a visité des centaines d’écoles secondaires et a fait plus de 1000 présentations sur les dangers de l’intimidation. Le nom de son programme, H.O.L.L.A., signifie help (aider), outlet (dénoncer), lead (montrer l’exemple), leave (partir) et assert (s’affirmer). « Ce sont cinq moyens de faire face aux intimidateurs », explique-t-il.

Le rappeur n’avait pas pour but d’être un modèle ni de lutter contre l’intimidation. Mais, adolescent, seule minorité visible de son quartier, il se souvient d’avoir été pointé du doigt. Il y a une douzaine d’années, un enseignant lui a demandé de parler à une classe de sa double réussite : maintenir une carrière de rappeur et obtenir un diplôme universitaire avec mention honorable. Peu de temps après, son programme anti-intimidation Stay Driven prenait forme.

Il rappe toujours (il a lancé l’album de 10 chansons Down Home l’an passé), mais il admet qu’aider les jeunes est encore plus gratifiant : « À mes débuts dans le rap, j’étais flatté qu’on me félicite d’une bonne rime ou d’une phrase-choc. Toutefois, rien ne vaut une personne qui dit que mes paroles ont fait une différence dans sa vie. Cela me motive à continuer. » – D.M.

Défendre l’adoption

Les Shepherd ont adopté quatre enfants. Le couple veut faciliter l’adoption après la petite enfance.

Christen et Trevor Shepherd étaient déjà parents de deux adolescents lorsqu’ils ont décidé d’adopter une fillette. Le plan était d’adopter un seul enfant… Mais en 2010, au début de leur processus, quatre frères et sœurs, âgés de 3, 5, 7 et 9 ans, ont été retournés en tutelle par leurs parents adoptifs. Comme les Shepherd avaient l’habitude d’accueillir des pupilles de l’État pour les aider à s’occuper des animaux de leur ferme, à St. Mary’s en Ontario, ils estimaient avoir suffisamment d’expérience, et d’espace dans leur maison de campagne, afin d’opter pour une adoption multiple. Ils ont donc pris les quatre jeunes sous leur toit.

Les enfants ont mis près de deux ans à faire confiance aux Shepherd. Maintes et maintes fois, ils ont piqué des colères, détruit des meubles, fugué. Avec beaucoup de patience et d’amour, la vie s’est améliorée.

Christen Shepherd décrit une scène de famille inimaginable il y a quelques années : « Hier soir, Trevor était assis sur le divan, avec Olivia, notre cadette, sur ses genoux. Serena était étendue et discutait aussi. Sam se relaxait sur un autre fauteuil, et Zach jouait discrètement dans sa chambre. Je me suis sentie si reconnaissante. » En 2013, Christen Shepherd a coécrit un livre intitulé The Promise: Truth from the Trenches of Adoption, qui relate les revers et les succès de sa famille, explique la psychologie derrière les comportements provocateurs et propose des stratégies d’éducation.

Des sociétés d’aide à l’enfance dans l’ensemble du Canada ont acheté le livre pour le distribuer aux parents adoptifs, et la mère de famille a été invitée à raconter son vécu de Niagara à la Caroline du Nord. « Des lecteurs m’ont dit que l’ouvrage les avait fait changer d’avis quant à leur capacité de continuer », affirme-t-elle. – V.H.

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