5 voyages pour la retraite

Des destinations de choix pour voir le monde tout en faisant du bénévolat.

test

En 2007, lorsque Cathy, enseignante, et Don McCallum, banquier, ont atteint l’âge de la retraite, ils ont commencé à réfléchir à leurs projets futurs.

Ce couple de North Bay, en Ontario, souhaitait voyager, mais loin des plages et des destinations touristiques habituelles. Bénévoles actifs au sein de leur communauté, ils ont envisagé de combiner leur passion pour l’action altruiste et leur désir de voir le monde. « Pour nous, la retraite ne se résume pas à sortir de chez soi et à beaucoup voyager, explique Don. Nous voulions faire quelque chose qui corresponde à nos intérêts et à notre désir d’aider. »

Le couple désirait visiter un pays reconnu pour la beauté de ses paysages et où il pourrait s’impliquer d’une manière qui aurait été impossible pendant sa vie active. En 2008, Cathy et Don se joignent à Hope2Kenya, une organisation kényane qui mène des projets liés à l’éducation, à l’eau potable et aux soins de santé, et qui vise à améliorer la vie des enfants. Libres de leur temps, ils passent quatre semaines au pays à faire des collectes de fonds, des conférences et du travail sur le terrain, tout en mettant à profit leurs compétences professionnelles dans le but d’apporter un réel changement à des communautés dans le besoin. Ils en profitent pour parcourir le Kenya. « Ce fut extrêmement enrichissant, affirme Cathy. Nous sommes sortis des sentiers battus et avons vécu des expériences que la plupart des gens de notre âge ne vivront jamais. »

Les McCallum ne sont pas les seuls voyageurs retraités qui cherchent à visiter d’une autre façon des endroits moins fréquentés. Il n’est cependant pas toujours facile de trouver une destination où l’on s’émerveille et où l’on donne un peu de ce que l’on a reçu. Nous avons dressé une liste de cinq incontournables pour des retraités qui souhaitent jumeler voyage et bénévolat.


Partir en croisière écotouristique sur la côte Ouest

La côte ouest de l’Amérique du Nord, constituée d’îles, de fjords et d’anses de la Colombie-Britannique et de l’Alaska, offre un panorama propice à la contemplation, au silence et à une profonde admiration de la faune. Pourquoi ne pas troquer les énormes navires de croisière contre une goélette de 28 mètres, laquelle vous transportera en mer avec une dizaine d’invités et un équipage de matelots chevronnés ? En explorant la flore et la faune régionales, vous rencontrerez des naturalistes, des chefs des Premières Nations et leurs communautés. Le kayak et la pêche, des échanges avec des scientifiques de renom et les gens du coin, et même la chance de tenir le gouvernail et d’aider l’équipage, comptent parmi les activités au programme.

Dans le cadre de son mandat d’écotourisme, Maple Leaf Adventures organise des périples d’immersion, à faible impact environnemental, dont les profits sont redistribués dans les communautés. Par exemple, le siège social n’imprime que sur du papier entièrement recyclé et les aliments proviennent surtout de la pêche, de la chasse et de l’agriculture locales. L’entreprise est aussi membre de 1 % for the Planet, c’est-à-dire qu’elle s’engage à donner 1 % de ses revenus à des initiatives comme la Raincoast Conservation Foundation, qui travaille à protéger la côte de la Colombie-Britannique et sa faune.
mapleleafadventures.com

Venir en aide aux oiseaux rares à Hawke’s Bay

À mi-chemin entre Auckland et Wellington, cette région de la côte est de l’île du Nord, en Nouvelle-Zélande, est connue pour l’excellence de sa cuisine et de ses vins. On y trouve aussi la ville de Napier, qui compte l’une des plus grandes concentrations au monde de bâtiments Art déco, érigés à la suite du séisme dévastateur de 1931.

À environ une demi-heure au sud de Napier se trouve The Farm at Cape Kidnappers, une péninsule de 2500 hectares au paysage pittoresque composé de terres agricoles en exploitation, de sentiers forestiers, de falaises vertigineuses et d’un club de golf primé. Le domaine est séparé de la terre ferme par une clôture de 10,5 kilomètres qui empêche les prédateurs de s’attaquer à des oiseaux menacés qui en ont fait leur demeure, tels le fou de Bassan, la ninoxe boubouk, la mouette scopuline. Et le kiwi, cet oiseau nocturne non volant, insaisissable, que la plupart des gens, même les Néo-Zélandais, n’ont jamais vu en liberté.

En visitant la ferme, on participe à l’entretien de ce refuge d’oiseaux. Deux gardes à temps plein veillent à parcourir toute la propriété, à poser et à surveiller les 2500 zones d’appât et les 1000 trappes nécessaires pour tenir à distance félins dangereux, hermines, furets, belettes et rats. Pour vivre une expérience plus directe, on peut s’inscrire à une randonnée de découverte du kiwi en compagnie d’un guide expérimenté et ainsi approcher l’un des quelque 40 kiwis australs de l’île du Nord et toucher ses plumes fines comme des cheveux, en sachant que nos dollars contribueront directement à la survie de l’oiseau emblématique du pays.
capekidnappers.com

Visiter le Machu Picchu avec des guides locaux

La principale destination touristique du Pérou, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, est un incontournable, et pour cause : ce site de ruines incas spectaculaires témoigne du grand génie de ses constructeurs. La maçonnerie est conçue pour résister aux séismes et la plateforme sur laquelle repose l’ancienne ville a été aménagée par l’excavation du sommet de la montagne. Mais ce pays sud-américain compte beaucoup plus que des ruines. Son industrie touristique en plein essor fait le pont entre l’ancien et le nouveau, avec des sites historiques espagnols et indigènes, des paysages naturels sur fond de mer, de montagne, de désert et de forêt tropicale, et une cuisine réputée parmi les meilleures au monde.

Pour aider les voyageurs à profiter au maximum de leur séjour tout en soutenant les habitants, Llama Expeditions de San Francisco offre une panoplie d’excursions, dont les profits servent à financer les entreprises et organismes à but non lucratif des communautés visitées, et à verser un juste salaire aux guides et voyagistes locaux. Par exemple, on peut visiter une école pour filles défavorisées, manger dans un restaurant qui soutient des projets sociaux locaux ou se rendre dans une communauté reculée qui vit du tissage et acheter des textiles directement aux tisserandes.
llamaexpeditions.com


Courir en altitude au Kenya

À la retraite, un voyage dans ce pays africain peut prendre plusieurs formes. De nombreux hôtels de luxe et voyagistes sont prêts à répondre à nos moindres désirs, que ce soit se détendre au bord de la mer ou traverser les plaines en trekking à la recherche de gros gibier. À l’opposé, des organisations comme Me to We coordonnent des voyages humanitaires au cours desquels on construit des écoles et on expérimente le quotidien de communautés rurales.

Une autre option, qui, elle, saura plaire aux coureurs : le Rift Valley Marathon tenu en mars offre de courir un demi-marathon, un marathon ou un marathon à relais sur des pistes foulées par les meilleurs coureurs de fond du pays. La veille de la course, à l’heure du souper, on sert des pâtes, mais aussi l’ugali, un plat traditionnel à base de maïs moulu. Après la course, les joyeux convives assistent à des chants et à des danses folkloriques de la tribu des Nandi.

Le forfait comprend des excursions entièrement guidées avant et après la course, comme trois jours de visites dans les régions voisines (projets communautaires, écoles, plantations de thé et cascades) et un safari de trois jours dans la réserve nationale du Masai Mara, qui abrite des lions, des éléphants, des girafes et d’autres animaux sauvages. Le voyage est organisé par Run for Life, un organisme à but non lucratif canadien qui soutient des projets en eau potable et en éducation ainsi que des petites entreprises gérées par des femmes à l’échelle locale.
riftvalleymarathon.com

Planter un arbre en Jamaïque

GoldenEye est un centre de villégiature situé à Oracabessa Bay, sur la côte nord de la Jamaïque. Il est célèbre pour bien des raisons. D’abord parce que son fondateur, Ian Fleming, est le créateur de James Bond. Mais aussi parce qu’il a accueilli des célébrités comme Katharine Hepburn, Sophia Loren et Sting. Depuis sa rénovation complète et sa réouverture en 2011, les invités peuvent explorer la propriété et ses environs en faisant du vélo de montagne, de la pêche, de l’observation d’oiseaux et des sports nautiques sur l’océan et la lagune.

Chris Blackwell, le propriétaire actuel et fondateur d’Island Records, a aussi mis sur pied la fondation Oracabessa, par l’entremise de laquelle GoldenEye appuie des projets communautaires dans les domaines de la santé, de l’éducation, des sports et de l’environnement. Pendant les mois d’automne, pour un don de 10 $, les invités peuvent observer les tortues de mer pondre et couver leurs œufs sur la plage. Tandis qu’un don de 1000 $ à la fondation permet de planter un arbre sur le terrain même où Hillary et Bill Clinton, Kate Moss et Richard Branson ont planté le leur.
goldeneye.com

vous avez des questions?

Nos conseillers examineront vos objectifs financiers et vous aideront à trouver comment les réaliser.

trouver un conseiller