Petit thé entre amis

La tradition du thé à l’anglaise acquiert ses lettres de noblesse d’un bout à l’autre du pays.

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Samedi après-midi, centre-ville de Toronto. Le Lobby Lounge du Shangri-La est plein à craquer. Des gens de tout âge dégustent des petits sandwichs raffinés, des scones à la confiture et des pâtisseries multicolores, qu’ils arrosent d’une tasse de thé sélectionné parmi 68 variétés. Ils assistent à l’heure du thé, un goûter d’après-midi qui, selon Sheena Brady, directrice du service à la clientèle, ne cesse de croître en popularité depuis son inauguration, en 2012.

Cet hôtel branché de la Ville Reine n’est pas le seul à offrir cette cérémonie. Chaque année, à l’hôtel Fairmont Empress de Victoria, quelque 100 000 visiteurs boivent le thé d’après-midi, tandis que des hôtels de Banff, d’Ottawa et d’ailleurs ont eux aussi emboîté le pas.

L’explosion de la consommation de thé est à la source de la multiplication de l’offre. Des statistiques fournies par l’Association du thé du Canada montrent que nous buvons environ 9,7 milliards de tasses de thé par an, un chiffre qui devrait gonfler de 40 % d’ici 2020.

L’hypothèse formulée par Sheena Brady suggère aussi que le thé d’après-midi nous ramène à une époque plus simple, où le réseautage social se faisait en personne.

Le retour en force de la pratique ces dernières années est également une conséquence de la popularité de la série britannique Downton Abbey, qui met l’heure du thé à l’honneur.

Le high tea est né au début des années 1900, lorsqu’Anna Russell, duchesse de Bedford, a convié ses amies autour d’une tasse de thé et de gourmandises sucrées, pour combler son petit creux d’après-midi avant le repas du soir. Bien que la coutume ne soit jamais complètement disparue, sa popularité a été éclipsée par la pause café de 15 h.

Le retour en force de la pratique ces dernières années est également une conséquence de la popularité de la série britannique Downton Abbey, qui met l’heure du thé à l’honneur.

Prendre part à l’heure du thé encourage à ralentir le rythme et à s’accorder une pause, rare dans un monde qui a la bougeotte, ajoute Sheena Brady. Les gestes du cérémonial ont leur importance : il faut choisir la bonne théière et le thé parfait avant d’assortir la boisson avec la nourriture. De plus, la tradition veut qu’il revienne à la maîtresse de maison de servir le thé, précise Louise Roberge, présidente de l’Association du thé du Canada.

Même pour ceux qui ont les horaires les plus chargés, toutes les raisons sont bonnes pour troquer son java contre un thé et quelques minutes de conversation. « L’adoption de la pratique est une simple question de temps », ajoute Louise Roberge.

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