Sages conseils

Certes, le mentorat consiste à prodiguer des conseils. Mais, plus encore, la relation mentor-mentoré profite aux deux parties.

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Deux fois par mois, Ken Leeson boit un café avec une jeune vétérinaire qui souhaite démarrer son entreprise. Depuis février 2012, le duo travaille à élaborer un plan d’affaires. L’entrepreneur de 59 ans, qui dirige à Edmonton sa société de conseil aux entreprises, la bombarde de judicieuses questions, du genre : « Qui dans ton entourage s’associerait à ta compagnie ? »

M. Leeson n’aide pas la jeune femme parce qu’elle est une amie de la famille, mais bien parce qu’il est son mentor. L’année dernière, cet homme d’affaires aguerri a décidé de se lancer dans le mentorat, car il souhaitait partager son savoir-faire et, en retour, profiter de l’expérience. « Je pense que le mentor peut tirer avantage du programme autant que le mentoré. J’ai découvert des facettes méconnues de ma personnalité. »

« Je pense que le mentor peut tirer avantage du programme autant que le mentoré. J’ai découvert des facettes méconnues de ma personnalité. »

Divers regroupements d’entreprises au pays encouragent les cadres supérieurs à soutenir la carrière de jeunes entrepreneurs et futurs PDG, alors que certaines sociétés parrainent plutôt des programmes de mentorat. Conseillère en équité au Barreau du Haut-Canada, Josée Bouchard veille justement sur ce type de programmes dans son organisation. Selon elle, le mentorat aide autant les gestionnaires chevronnés que les nouveaux employés : « Les deux parties en retirent des occasions de réseautage ainsi que des relations professionnelles durables. »

Règle générale, les mentors sont des gens d’affaires expérimentés, tandis que les mentorés sont des jeunes dans la vingtaine. Néanmoins, Mme Bouchard fait remarquer qu’il n’y a pas de limite d’âge. Elle affirme d’ailleurs que certains programmes de mentorat réussis s’adressent à des pairs. Dans la plupart des cas, la relation dure de 6 mois à 2 ans, période durant laquelle le mentor sert de modèle, organise des séances de remue-méninges et peut même accompagner son mentoré à des événements de réseautage. Le temps consacré au mentorat varie. Pour sa part, M. Leeson offre à sa jeune amie vétérinaire quatre heures par mois, réparties en deux rencontres dans un café.

Depuis septembre 2012, l’entrepreneur d’Edmonton a cessé de guider la jeune femme, mais ils restent en contact. Elle n’a pas encore démarré son entreprise, mais grâce à l’aide qu’il lui offre toujours, ça ne saurait tarder. « Elle a progressé plus vite que je ne le croyais possible », confie-t-il avec une pointe de fierté. L’expérience a été si enrichissante qu’il l’a déjà renouvelée. « Mon rôle est d’offrir soutien, expériences et ressources. En plus, j’apprends beaucoup » conclut l’éminence grise.

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