La bataille de Bunnie

Une mère a perdu des proches à cause du cancer du colon. Elle a recueilli des millions de dollars pour combattre la maladie.

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À première vue, la vie n’a pas été tendre avec Bunnie Schwartz, résidente de Thornhill, en Ontario, maman de trois enfants et ex-enseignante au primaire. En 1996, sa sœur est décédée d’un cancer colorectal et, comble de malheur, son mari a été emporté 8 ans plus tard par la même maladie. Tous deux avaient 46 ans. Face à une telle épreuve, beaucoup se seraient effondrés. Pas Bunnie Schwartz.

Peu après le décès de sa sœur, plutôt que de s’isoler, elle a décidé de s’engager. C’est ainsi qu’elle a fondé l’organisme Colon Cancer Canada (CCC), qui visait un double objectif : donner à sa famille endeuillée une lutte à mener et battre en brèche les idées reçues selon lesquelles ce cancer ne s’attaque qu’aux vieux messieurs.

Le cancer du côlon est la deuxième cause de décès au Canada ; chaque semaine, 175 personnes y succombent. Contrairement à la croyance populaire, il ne fait aucune distinction de race, d’âge ou de sexe. Cependant, s’il est diagnostiqué assez tôt, il est curable à 90 %. Selon Mme Schwartz, si le cancer du côlon occupe moins le devant de la scène, c’est que les gens sont gênés d’aborder les symptômes : « Qui veut parler selles ou ballonnements ? » À ce problème s’ajoute le dépistage tardif. Souvent, les médecins ne font pas passer de test avant 50 ans.

« J’aurais pu m’apitoyer sur mon sort, mais ça n’aurait servi personne. Mon engagement est aussi une belle leçon à transmettre à mes enfants, qui confirme l’adage : À quelque chose malheur est bon.  »

Pourtant, il est possible de passer un examen avant cet âge. « Si l’on informe la population, elle reconnaîtra rapidement certains symptômes – sang dans les selles, perte de poids inexpliquée, ou crampes abdominales – et pourra exiger un examen qui sauvera des vies », ajoute Mme Schwartz.

En 1996, de concert avec sa nièce, Bunnie Schwartz organisait une marche-bénéfice réunissant une centaine d’amis et de proches, qui a permis de recueillir un impressionnant 23 000 $. Depuis ses modestes débuts dans le sous-sol de Mme Schwartz, CCC est devenu un important OSBL soutenu par des célébrités et reconnu pour ses galas, tels que la Classique de golf Anne Murray et la très médiatisée campagne publicitaire Don’t Die of Embarrassment. À ce jour, CCC a amassé environ 8 millions de dollars affectés à la recherche et à l’aide aux malades.

Quand on lui demande si tous ces efforts ont adouci sa peine, Bunnie Schwartz offre une réponse nuancée, mais optimiste. « La solitude ne disparaît pas. J’aurais pu m’apitoyer sur mon sort, mais ça n’aurait servi personne. Mon engagement est aussi une belle leçon à transmettre à mes enfants, qui confirme l’adage : À quelque chose malheur est bon. »

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