CELI, champion de la retraite

Avec l’augmentation des droits de cotisation, votre compte se transforme en un puissant outil de planification de retraite.

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Le 1er janvier 2014, les Canadiens auront une raison de plus de fêter le jour de l’An. Lorsque l’horloge sonnera les douze coups de minuit, le compte d’épargne libre d’impôt (CELI) aura exactement 6 ans. Plus important encore, le lendemain, vos droits de cotisation augmenteront de 5500 $, portant l’investissement maximal à 31 000 dollars.

Grâce à l’élargissement des droits de cotisation, le CELI devient un outil d’épargne encore plus intéressant.

À ses débuts, en 2009, le CELI servait surtout à placer une petite somme d’argent à court terme, laquelle ne pouvait dépasser 5000 $. Petit à petit, chaque année, les droits de cotisation ont augmenté. En 2013, le montant maximum a été fixé à 5500 $ pour s’ajuster à l’inflation.

Grâce à l’élargissement des droits de cotisation, le CELI devient un outil d’épargne encore plus intéressant, affirme David Ablett, directeur de la planification fiscale et de la retraite chez Groupe Investors. Pourquoi ? Parce que chaque dollar versé au compte fructifie à l’abri de l’impôt, incluant les dividendes, les gains en capitaux, les revenus d’obligations et plus encore. Bref, tous les fonds du CELI sont à l’abri de l’État.

Avec ses changements, nous avons voulu savoir comment les gens peuvent tirer le meilleur parti de leur CELI.

David Ablett
B.Comm., directeur de la planification fiscale et successorale au Groupe Investors

  • Le CELI se transforme-t-il davantage en outil d'épargne à long terme ?

    En effet. Par exemple, si en 2009 vous aviez touché un taux de rendement de 5 % sur votre investissement de 5000 $, vous auriez gagné 250 $. Aujourd’hui, si vous investissez 31 000 $, vous ferez 1550 $. Grâce à cette hausse considérable, les investisseurs perçoivent davantage le CELI comme un outil d’épargne à long terme.

  • Y a-t-il une erreur courante que les gens font en ce qui a trait au CELI ?

    Elle concerne les retraits. Si vous retirez de l’argent du compte, vous ne pourrez le rembourser que dans l’année suivant le retrait. Par exemple, avec un retrait de 5000 $ en 2013, il vous faudra attendre janvier 2014 pour cotiser de nouveau ce montant. Effectuez vos retraits le plus tard possible dans l’année, afin qu’ils soient ajoutés rapidement à vos droits de cotisation.

  • Les bien nantis devraient-ils encore privilégier le REER pour investir ?

    Bon nombre d’entre eux devraient encore utiliser le REER, car ses droits de cotisation demeurent plus élevés que ceux du CELI. Les hauts salariés génèrent presque 24 000 $ par année en droit de cotisation au REER. Ce qui représente toute une économie d’impôt ! Règle générale, si votre taux d’imposition marginal est plus élevé aujourd’hui qu’il ne le sera au moment de la retraite, optez pour le REER. Mais, à une personne plus jeune, aux revenus plus modestes, je conseille d’investir d’abord dans un CELI, puis, lorsque ses revenus augmenteront, de transférer l’argent de son CELI à son REER.

  • Comment une personne fortunée peut-elle maximiser son CELI aujourd'hui ?

    Puisque les droits de cotisation ont augmenté, si elle maximise son REER et génère ainsi une économie d’impôt plutôt considérable, elle n’a pas intérêt à dépenser le remboursement. Mieux vaut l’investir dans un CELI et accumuler davantage d’argent libre d’impôt. Si elle a 71 ans et plus et qu’elle ne veut pas utiliser les revenus de son fonds enregistré de revenu de retraite (FERR), mais qu’elle doit toucher le paiement minimum, elle devrait songer à placer le capital de son FERR après impôt dans un CELI. Elle aura donc transformé un revenu de placement imposable en un revenu non imposable.

  • Peut-on utiliser des investissements similaires à ceux du REER dans le CELI ?

    C’est possible, mais à l’heure actuelle, bon nombre considèrent encore le CELI comme un outil d’épargne à court terme. Cette perception évoluera à mesure que les gens vieilliront et qu’ils auront plus d’argent dans leur CELI. Je conseille d’accorder autant d’attention à son CELI qu’à son REER. Les Canadiens finiront par accumuler des centaines de milliers de dollars dans leur CELI, selon le niveau de réussite de chacun. En attendant, on ne peut ignorer l’importance de ce compte d’épargne.

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