Bye bye blues hivernal

Ne vous laissez pas abattre par la dépression saisonnière. Voici ce qu'il faut savoir sur ce trouble affectif cyclique.

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Si la plupart des gens ressentent une certaine léthargie à l’arrivée de l’hiver, Jenn Hicks lutte davantage contre la dépression saisonnière. « Je ne dors plus, je suis moins motivée au boulot et j’ai l’impression que l’hiver ne finira jamais, raconte cette orthophoniste torontoise de 40 ans. Un printemps, je me rappelle avoir été surprise d’apercevoir les bourgeons. »

Hélas, l’état de Mme Hicks ne s’amé­liore pas au bout de quelques jours : il perdure tout l’hiver. C’est qu’elle souffre du trouble affectif saisonnier (TAS), le blues hivernal. « On doit ce type de dépression au manque d’ensoleillement », explique le Dr Angelos Halaris, psychiatre spécialiste de la dépression au Loyola University Medical Center de Chicago. Selon certaines études, le TAS affecterait de 6 à 20 % des Nord-Américains, serait quatre fois plus courant chez les femmes, et davantage susceptible de frapper les habitants de zones peu ensoleillées.

Le TAS affecterait de 6  à 20 % des Nord-Américains, et serait quatre fois plus courant chez les femmes.

Mais comment distinguer le TAS du simple moral à plat causé par la neige et le froid ? Parmi les symptômes habituels qui se prolongent au-delà de quelques jours, le Dr Halaris cite l’hyper­somnie, l’apathie et les pensées négatives. D’autres signes qui ne trompent pas : l’irritabilité, l’incapacité de se concentrer, l’absence de plaisir dans des activités habituellement agréables, d’irrésistibles envies de glucides, l’abandon d’activités sociales et, dans les cas les plus graves, des idées suicidaires. « Si ces symptômes persistent plus de deux saisons de suite, poursuit le Dr Halaris, consultez un professionnel de la santé mentale. »

Une méthode efficace consiste à se placer, de 30 à 60 min par jour, devant une lampe qui diffuse un type parti­culier de lumière bleue. Le yoga accroîtrait aussi le niveau d’énergie. Si rien ne fonctionne, la médication peut être une avenue. Mme Hicks lutte toujours contre le TAS, bien qu’un cocktail de médicaments et d’autosoins l’aient aidée. « Je m’oblige à côtoyer des gens enjoués et à mieux prendre soin de moi. En plus, je fais de l’exercice et je prends des vacances régulièrement, ce qui aide à tenir la dépression à distance. »

Les opinions de cet article ne reflètent pas nécessairement celles de Groupe Investors. Consultez votre médecin pour toute question concernant votre santé.

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