Sommaire et perspectives des marchés – T3 2020

L’indice composé S&P/TSX et l’indice S&P 500 ont tous deux progressé au cours de la période, poursuivant leur redressement depuis les creux liés à la COVID-19 de mars.

test

L’indice composé S&P/TSX et l’indice S&P 500 ont tous deux progressé au cours de la période, poursuivant leur redressement depuis les creux liés à la COVID-19 de mars. Les cours des actions ont augmenté en juillet et en août alors que l’activité économique est demeurée sur la voie d’une reprise progressive et que la propagation des infections a ralenti. À l’aube de septembre, le redressement a perdu de la vigueur alors que les investisseurs ont commencé à être préoccupés par une résurgence du virus, l’intensification des tensions entre les É.-U. et la Chine et l’élection présidentielle américaine de novembre. Les actions ont été soutenues par des rendements obligataires historiquement bas alors que la Banque du Canada et que la Réserve Fédérale américaine (la Fed) ont gardé leurs taux d’intérêt directeurs près de zéro, et que la Fed a annoncé que sa politique monétaire sera plus accommodante que d’habitude jusqu’à ce que l’inflation augmente. Un dollar canadien plus vigoureux a exercé des pressions à la baisse sur les rendements pour les Canadiens ayant des placements américains et internationaux.

Les matériaux ont figuré parmi les secteurs les plus robustes au sein du TSX grâce aux producteurs d’or et de bois d’œuvre, qui ont tiré parti de la hausse des prix des marchandises. Le secteur de l’industrie a lui aussi été particulièrement vigoureux. La faiblesse des taux d’intérêt a soutenu les secteurs des services aux collectivités et des biens de consommation de base. En tête des secteurs en baisse a figuré celui des soins de santé, alors que de nombreuses sociétés de cannabis ont fait part d’importantes pertes trimestrielles. Les actions énergétiques ont affiché la plus grande faiblesse au sein des secteurs plus importants alors que les prix du pétrole sont demeurés bien inférieurs à leurs niveaux antérieurs à la pandémie. Le secteur de la technologie, qui reste de loin le secteur le plus performant depuis le début de l’année, a éprouvé des difficultés au troisième trimestre.

Le secteur de l’énergie a été le seul au sein du S&P 500 à perdre du terrain. Les secteurs de la consommation discrétionnaire et de la technologie ont affiché des gains solides malgré le recul, en fin de période, de géants comme Amazon.com Inc. et Apple Inc. Le secteur des matériaux a été parmi ceux ayant affiché les meilleurs rendements, stimulé par la robustesse des sociétés de produits chimiques, qui ont bénéficié du prix moins élevé des charges d’alimentation de produits pétroliers. Le secteur de l’industrie a été robuste après la hausse de la production et de l’utilisation de la capacité industrielles en août pour le quatrième mois d’affilée.

Les marchés boursiers internationaux ont été mitigés. Le marché de l’Allemagne a été le principal marché européen le plus solide, alors que les plus importants marchés de la région — ceux du R.-U. Et de la France — ont accusé des rendements inférieurs. Les actions du R.-U. ont chuté lorsque le R.-U. et l’Union européenne ont peiné à conclure une entente sur leur relation commerciale postérieure au Brexit. Les actions japonaises ont clôturé la période en hausse après avoir subi des pressions additionnelles lorsque Fitch a révisé les perspectives de la cote de crédit du pays à « négatives ». Toutefois, l’humeur des investisseurs a reçu un coup de pouce lorsque la société de Warren Buffet, Berkshire Hathaway Inc., a consenti d’importants investissements dans de nombreuses grandes sociétés commerciales japonaises. Le marché de l’Australie s’est mal comporté alors que le pays a inscrit sa première récession en 30 ans. Les actions de Hong Kong ont accusé une baisse alors que les manifestations et que les sanctions économiques en réponse à la nouvelle loi sur la sécurité nationale ont freiné les activités.

Les rendements obligataires mondiaux ont été contrastés. Dans la plupart des régions, les obligations gouvernementales n’ont pas beaucoup bougé alors que les banques centrales ont maintenu les taux directeurs de référence à un faible niveau. Toutefois, les courbes de taux (l’écart entre les taux à long terme et à court terme) dans certains pays — y compris le Canada — ont été un peu plus accentuées à la fin qu’au début de la période, faisant en sorte que les obligations gouvernementales à court et à moyen terme ont affiché des rendements légèrement supérieurs à ceux des obligations à long terme. Les banques centrales ont continué d’appliquer les programmes de soutien qu’elles avaient entamés plus tôt cette année afin d’atténuer la volatilité du marché du crédit. Ces programmes de soutien des banques centrales ont été le moteur du rendement supérieur des catégories d’actif directement exposées aux programmes, comme les obligations de sociétés de première qualité et à rendement élevé.

Les perspectives à court terme pour les actions sont en grande partie tributaires de la voie suivie par les infections de COVID-19 et la possibilité d’une reprise économique continue par rapport à de nouvelles restrictions qui ralentissent la croissance. Même en l’absence de nouvelles restrictions, le rythme de la reprise ralentit inévitablement après un rebond plus rapide que prévu au cours des deux derniers trimestres. L’incertitude entourant l’élection présidentielle américaine et le calendrier du lancement d’un vaccin continueront d’alimenter la volatilité. Toutefois, un soutien puissant pour les actions, y compris des mesures de relance monétaire, un marché résidentiel en effervescence et l’incidence de l’amélioration de l’économie chinoise, devrait procurer une aide suffisante pour assurer la durabilité du marché haussier naissant.

vous avez des questions?

Nos conseillers examineront vos objectifs financiers et vous aideront à trouver comment les réaliser.

trouver un conseiller