Les travailleurs à temps partiel doivent planifier leur retraite

Alors que certaines entreprises canadiennes cherchent à réembaucher des travailleurs, malgré la pandémie de COVID-19 qui se poursuit, bon nombre des postes récupérés jusqu’à présent ont été des emplois à temps partiel plutôt qu’à temps plein.

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En juillet, l’économie canadienne a enregistré son troisième mois consécutif de hausse de l’emploi avec l’ajout de 418 500 emplois, plusieurs provinces ayant décidé de rouvrir leur économie après les fermetures liées à la COVID-19. Cependant, plus de 80 % de ces emplois étaient des postes à temps partiel, selon Statistique Canada.

« C’est une préoccupation majeure car le travail à temps partiel s’accompagne bien évidemment de salaires à temps partiel », a déclaré Nora Loreto, directrice du Syndicat canadien des pigistes, dans une entrevue télévisée accordée à BNN Bloomberg le 10 août.

Mme Loreto souligne l’incertitude que connaissent de nombreux employés à temps partiel et le fait que beaucoup de ces travailleurs finissent par se retrouver à court d’économies lorsqu’ils prennent leur retraite.

« Cela va de pair avec une plus grande précarité. Il est peu probable que votre employeur vous verse des cotisations de retraite si vous occupez un poste à temps partiel, et il est aussi parfois très difficile de trouver un tel emploi qui vous permette de vivre. »

Selon Jamie Golombek, directeur gestionnaire, Planification fiscale et successorale à la Banque CIBC, il est important de prendre l’habitude de mettre régulièrement des fonds de côté, puisque les travailleurs à temps partiel ou pigistes n’ont souvent pas de régime de retraite d’entreprise sur lequel s’appuyer.

« Le travail à la pige générera des revenus irréguliers, mais faites la moyenne de ce que vous prévoyez gagner chaque mois ou chaque trimestre et décidez ensuite d’un montant raisonnable, sans sacrifier votre style de vie, pour commencer à mettre de l’argent de côté, a déclaré Jamie Golombek en entrevue téléphonique.

« Il est important de faire de l’épargne-retraite une priorité et d’établir un budget pour cela. »

M. Golombek suggère d’utiliser un régime enregistré d’épargne-retraite (REER) ou un compte d’épargne libre d’impôt (CELI) pour épargner régulièrement, que ce soit par cotisation automatique ou simplement en effectuant des dépôts chaque fois que vous le pouvez.

Mia Karmelic, conseillère financière principale à IG Gestion de patrimoine, souligne l’importance d’avoir un fonds d’urgence pour compenser l’éventuelle incertitude qui vient avec le travail à la pige ou à temps partiel.

« Pour les travailleurs pigistes, il est important de disposer d’un fonds d’urgence pour combler les temps morts entre les contrats », a-t-elle dit lors d’un entretien téléphonique.

« Lorsque vous obtenez un contrat de pige, payez-vous d’abord : faites-en sorte qu’une cotisation automatique soit versée dans ces comptes pour atteindre votre objectif. Mais si vous travaillez à la commission, ou s’il y a une prime à votre salaire en plus de ces paiements réguliers, alors de 15 à 20 % de cette commission ou prime devrait être ajouté. » 

Mme Karmelic estime que la meilleure incitation à l’épargne pour un travailleur à temps partiel ou pigiste consiste à définir les étapes de vie qu’il souhaite atteindre à l’avenir, puis à créer un plan pour les atteindre financièrement. 

« Associez un lien émotionnel particulier à un objectif pour revoir vos finances en profondeur. Que voulez-vous accomplir au cours des prochaines années? Cherchez-vous à acheter une maison? Fonder une famille? Envoyer vos enfants à l’université ou éventuellement prendre votre retraite? 

« Cela se résume à des coûts fixes et discrétionnaires, et à la recherche des dépenses superflues à éliminer pour atteindre ces objectifs. Il faut seulement s'assurer d’être préparé afin de ne pas être pris au dépourvu lorsqu’on atteint des étapes de vie importantes comme la retraite. » 

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