Sommaire et perspectives des marchés – T2 2020

L’indice composé S&P/TSX, l’indice de rendement total S&P 500 et d’autres indices boursiers mondiaux se sont redressés de manière importante depuis leurs creux de mars.

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L’indice composé S&P/TSX, l’indice de rendement total S&P 500 et d’autres indices boursiers mondiaux se sont redressés de manière importante depuis leurs creux de mars. Au cours d’avril et de mai, les investisseurs ont ignoré certaines des pires données économiques de l’histoire, et ont plutôt mis l’accent sur les progrès accomplis en vue d’un traitement médical contre la COVID-19, les nombreux ensembles de mesures de relance économique — tant budgétaires que monétaires — et leurs attentes en matière de reprise en raison de la réouverture des économies après leur mise sur la glace. Au cours du mois de juin, les signes d’une stabilisation économique ont encore plus stimulé la reprise, malgré le nombre en hausse de cas de coronavirus aux É.-U. et dans d’autres pays. L’appréciation du dollar canadien a réduit les gains du portefeuille pour les investisseurs canadiens dans des placements internationaux.

Le TSX et l’indice S&P 500 ont tous deux maintenant grimpé de près de 40 % depuis les creux de la braderie liée à la COVID-19. L’indice composé NASDAQ, principalement composé de sociétés technologiques et Internet à grande capitalisation, a même atteint un nouveau sommet, dépassant brièvement la barre des 10 000 pour la première fois. Les indices des actions de croissance ont été de beaucoup supérieurs aux indices des actions de valeur.

La progression du TSX a été menée par les secteurs de la technologie, de la consommation discrétionnaire et des matériaux. Le secteur de la technologie a été le plus performant, soutenu par la société de commerce électronique Shopify Inc. Le secteur de la consommation discrétionnaire a affiché un rendement solide émanant de certaines des sociétés qui avaient été le plus touchées lors de la braderie du premier trimestre, alors que le secteur des matériaux a été solide en raison de la hausse des prix de l’or. Les secteurs de la technologie et de la consommation discrétionnaire ont également été particulièrement robustes au sein du S&P 500. Le secteur américain de la technologie continue d’être poussé à la hausse par des sociétés à très grande capitalisation, comme Apple Inc. et Microsoft Corp. De la même manière, le secteur de la consommation discrétionnaire est fortement dominé par le géant du commerce électronique Amazon.com Inc., dont le cours des actions a bondi de près de 50 % depuis le début de l’année. Le secteur de l’énergie a figuré parmi les secteurs les plus performants du S&P 500, ce qui est peut-être surprenant, étant donné que les cours à terme du brut West Texas Intermediate (WTI) ont chuté jusqu’en territoire négatif en avril, pour la première fois dans l’histoire, dans la foulée d’un différend entre la Russie et l’Arabie saoudite. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et d’autres producteurs ont alors réduit la production et rehaussé les prix, ce qui s’est traduit par une reprise mondiale du secteur de l’énergie. Toutefois, le secteur canadien de l’énergie s’est moins bien comporté malgré la reprise mondiale en raison de défis continus, y compris celui posé par la capacité pipelinière. Les secteurs défensifs, y compris ceux des biens de communication de base et des services aux collectivités, ont affiché des résultats inférieurs au Canada et aux É.-U.

Au sein de l’Europe et de l’Asie, les marchés ont affiché différents niveaux de robustesse, mais à l’échelle régionale, l’Europe a en général surpassé l’Asie. En Europe, l’index allemand DEX a été le plus performant, alors que l’indice IBEX 35 de l’Espagne — l’un des épicentres de l’épidémie de coronavirus en Europe — a figuré parmi les marchés les plus faibles. L’indice japonais Nikkei 225 a clôturé le trimestre en inscrivant l’un des gains les plus robustes au sein des pays de l’EAEO, alors que les actions de Hong Kong ont tiré de l’arrière de manière importante après l’imposition par la Chine de nouvelles lois sur la sécurité nationale au territoire.

Les marchés des titres à revenu fixe ont été majoritairement en hausse, alors que les mesures de relance mondiales ont atténué la volatilité du marché du crédit. Les programmes de soutien des banques centrales ont été le moteur du rendement supérieur des catégories d’actif directement exposées à ces programmes, comme les obligations de sociétés de première qualité et à rendement élevé. Dans la plupart des pays, les taux d’intérêt à court terme sont demeurés à des niveaux très bas ou même en territoire négatif. Tant la Banque du Canada que la Réserve fédérale américaine ont maintenu inchangés leurs taux directeurs de référence au cours du trimestre, ayant abaissé drastiquement ces taux à près de zéro en mars.

Le parcours des contaminations à la COVID-19 constituera probablement un facteur déterminant pour le rythme de la reprise de l’économie et du redressement des bénéfices. Une deuxième vague pouvant entraver l’activité économique est un risque majeur, et les représentants gouvernementaux ne sont toujours pas en mesure de prédire de manière exacte le taux de contamination et la propagation de la COVID-19. Toutefois, la plupart des experts sont d’avis qu’en raison du fait que l’économie sous-jacente était fondamentalement solide au début de la crise, une reprise soutenue au deuxième semestre de 2020 constitue l’issue la plus probable, compte tenu de l’ampleur des politiques monétaires et budgétaires visant à stimuler la croissance.

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