Sommaire et perspectives des marchés – T1 2020

Les marchés boursiers mondiaux ont enregistré un fort ralentissement après que les mesures prises pour limiter la propagation de la COVID-19 ont entraîné l'arrêt d'une grande partie de l'activité économique et ont grandement affecté la demande mondiale.

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Les marchés boursiers mondiaux ont enregistré un fort ralentissement après que les mesures prises pour limiter la propagation de la COVID-19 ont entraîné l'arrêt d'une grande partie de l'activité économique et ont grandement affecté la demande mondiale. Quelques semaines après que les indices composés S&P/TSX et S&P 500 ont atteint des sommets historiques, les indices de référence ont reculé de plus de 30 %, enregistrant en cours de route les fluctuations quotidiennes les plus importantes qu'ils aient jamais connues. Les États et les banques centrales du monde entier sont intervenus en prenant des mesures extraordinaires destinées à éviter une paralysie des marchés du crédit et à soutenir aussi bien les particuliers que les entreprises. La Banque du Canada a emboîté le pas de la Fed en sabrant en urgence ses taux d'intérêt, ramenant ainsi son taux cible à un taux proche de zéro et faisant chuter les rendements des obligations du gouvernement du Canada et des bons du Trésor américain à 10 et 30 ans à leur plus bas niveau historique. La faiblesse du dollar canadien à la fin de la période a stimulé les rendements des placements internationaux.

Les prix du pétrole ont chuté de façon spectaculaire. La demande ayant considérablement diminué, l'Arabie saoudite et la Russie ont annoncé des plans d’augmentation de la production dans le but d’accaparer des parts de marché. Le prix du West Texas Intermediate (WTI) a fondu à 20 $ US le baril et le prix du Western Canada Select, valeur repère du pétrole canadien, a quant à lui pointé sous les 4 $ US le baril, un plancher historique. Le huard est tombé en dessous de 69 cents US, son plus bas niveau en plus de 16 ans. L'or, qui est généralement considéré comme une valeur refuge en période de turbulences, a temporairement perdu de son lustre sous l’effet des appels de marge (qui se produisent quand les investisseurs vendent des actifs pour couvrir des pertes dans d’autres catégories d’actifs) avant de rebondir à la hausse à la fin de la période.

Alors que les indices boursiers sont entrés dans un « marché baissier », le secteur de la technologie a dégagé un rendement supérieur en raison de la vigueur relative des poids lourds Apple Inc. et Microsoft Corp. aux États-Unis et Shopify Inc. au Canada. Les secteurs des biens de consommation et des services publics, qui sont plus sensibles aux taux d'intérêt, ont enregistré des résultats relativement supérieurs en raison de la baisse des rendements obligataires. Les actions du secteur de l'énergie ont pesé le plus lourdement sur les rendements en raison de la chute des prix du pétrole. Le secteur des finances a affiché des résultats particulièrement mauvais en raison de la chute des taux d'intérêt et du risque accru de pertes associées aux prêts dû au ralentissement économique.

Au niveau international, les marchés européens ont généralement produit un rendement inférieur aux attentes, tandis que ceux de la région Asie-Pacifique ont eu tendance à avoir de meilleurs résultats. L'Italie étant devenue l'épicentre des cas de COVID-19 en Europe, son économie a été durement touchée. Les actions britanniques ont dégagé des rendements décevants lorsque la Grande-Bretagne s'est officiellement retirée de l'Union européenne. Une proposition de relance massive a stimulé les actions japonaises, ce qui leur a permis d'enregistrer un rendement supérieur malgré la décision de reporter les Jeux olympiques d'été de Tokyo. Les actions de Hong Kong se sont surclassées après que l'épicentre de la crise du coronavirus se soit déplacé de la Chine à l'Europe.

Dans l'ensemble, les prix des obligations d'État ont augmenté, tandis que les rendements ont chuté. Cependant, les obligations de sociétés ont baissé, ce qui a entraîné des pertes nettes pour la plupart des indices de titres à revenus fixes ainsi qu'un rendement global stable de l’indice obligataire universel FTSE Canada. Les obligations d'État à long terme, qui sont plus sensibles aux baisses de taux, ont enregistré des résultats supérieurs à ceux des obligations d’État à courte et moyenne échéance. Le prix des obligations de sociétés a chuté, même dans le secteur des titres de première qualité, lorsque les pressions soudaines exercées sur l'économie mondiale ont entraîné l'augmentation rapide des écarts de rendement des obligations de sociétés, reflétant les risques économiques. Les titres de créance des marchés des obligations à rendement élevé et des prêts les moins dignes de confiance ont affiché un rendement encore pire, à l'instar de leurs homologues en actions, et ont enregistré des pertes importantes.

Mondialement, les cours boursiers sont appelés à rester très volatils pendant un moment; or, le pire de l’incertitude, au moins du point de vue des interventions officielles, est peut-être aujourd’hui dans le rétroviseur. Les investisseurs seront désormais attentifs au parcours des

cas de contamination au coronavirus, facteur déterminant d’une reprise durable de l’économie et des bénéfices. On ne connaît pas encore toute l’ampleur ni la durée des répercussions économiques de la pandémie de COVID-19, car les autorités ne peuvent prévoir la portée de la propagation du coronavirus et les taux d’infection dans les populations. Toutefois, la plupart des spécialistes s’attendent à une reprise au second semestre de 2020, car l’économie sous-jacente était fondamentalement solide avant la crise de la COVID-19, et les interventions monétaires et budgétaires massives devraient stimuler la croissance.

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