Comment l’assurance peut sauver votre entreprise

L’assurance est un incontournable pour tout propriétaire d’entreprise. C’est ce qui peut faire la différence entre la réussite et la catastrophe.

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Imaginez que votre entreprise a le vent dans les voiles et que les bénéfices sont en progression. Vous pensez même prendre de l’expansion dans les prochains mois. Puis, un jour, un accident de la route vous laisse gravement handicapé. Vous avez besoin de plusieurs mois de réadaptation et vous êtes incapable – mentalement ou physiquement – de gérer votre entreprise.

Tout le monde a besoin d’assurance, à plus forte raison les propriétaires d’entreprise. Si vous n’êtes plus capable de diriger votre entreprise, les choses peuvent se gâter rapidement.

Selon Dan Kelly, président et chef de la direction de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, ce genre de malheur est bien plus fréquent qu’on ne le pense. « J’ai entendu plein d’histoires vraiment tristes, dit-il. Certains entrepreneurs se retrouvent sur la paille, et leur famille, sans le  sou. »

Et pourtant, bon nombre d’entre eux « n’ont pas le réflexe de prendre une assurance à temps », constate-t-il.

Tout le monde a besoin d’assurance, à plus forte raison les propriétaires d’entreprise. Si vous n’êtes plus capable de diriger votre entreprise, les choses peuvent se gâter rapidement. En quelques semaines, vous pourriez ne plus être en mesure de payer vos employés et voir vos dettes s’accumuler. Selon Dan Kelly, l’assurance coûte cher, mais la protection de votre entreprise le vaut bien.

Voici ce que vous devez savoir sur l’assurance liée aux entreprises.

Vous êtes plus à risque

Tout d’abord, il faut savoir que les entrepreneurs sont plus susceptibles d’être aux prises avec des problèmes de santé mentale que les autres. Selon une étude, ce serait le cas de 72  pour  cent d’entre eux, contre 48  pour  cent du reste de la population. Les longues heures de travail en font également de bons candidats aux maux de dos et au syndrome du canal carpien.

Dans bien des cas, personne ne peut prendre la relève si le patron est en congé forcé. S’il n’est pas assuré adéquatement, « l’entreprise sera en difficulté », avertit Mike Thomas, vice-président, Distribution de produits d’assurance à IG Gestion de patrimoine.

Selon Dan Kelly, l’assurance permet à un propriétaire d’embaucher quelqu’un qui sera son bras droit ou de recruter plus de personnel exécutant pour faire le travail durant son absence.

L’assurance du personnel clé

La première chose à laquelle vous devriez penser, c’est l’assurance du personnel clé. Il s’agit d’une assurance vie ou invalidité qu’on achète pour protéger son entreprise advenant le départ, en raison d’une blessure ou d’un décès, d’un associé, d’un vendeur vedette ou de tout autre employé indispensable. La police, qui est souscrite par l’entreprise sur la tête de cette personne clé, verse des prestations à l’entreprise. L’argent peut servir à remplacer cette personne ou à maintenir l’entreprise à flot d’une autre façon.

« L’entreprise souscrira généralement une police temporaire 10  ans ou 20  ans sur la tête de cette personne, puisque c’est le type d’assurance le plus économique, déclare Mike Thomas. La couverture dépend de la difficulté à remplacer la personne clé et de ses compétences. Il faut évaluer la perte économique qu’entraînerait le départ de cette personne. »

Il poursuit : « Assurez-vous que le montant de la protection serait suffisant pour maintenir les activités de l’entreprise. N’optez pas pour un montant moins élevé simplement par souci d’économie, et revoyez vos polices aux deux ou trois ans, car l’entreprise évolue, tout comme ses besoins en assurance. »

L’assurance maladies graves

Une autre option pour les entrepreneurs : l’assurance maladies graves, qui verse une indemnité si eux-mêmes ou un autre employé important est frappé par une maladie incapacitante, par exemple le cancer.

« Comme dans le cas de l’assurance du personnel clé, l’entreprise est le bénéficiaire et l’argent peut servir entre autres à payer les employés ou à en recruter de nouveaux », explique Mike  Thomas.

L’entreprise reçoit alors un montant forfaitaire non imposable, habituellement un mois après le diagnostic d’une maladie couverte par le contrat. Les délais peuvent cependant varier.

L’assurance pour le rachat des parts des actionnaires

L’assurance peut aussi servir à racheter les parts du conjoint d’un associé décédé. En général, au décès d’un copropriétaire, ses parts reviennent à son plus proche parent, ce qui, la plupart du temps, n’est pas l’idéal étant donné que le nouvel actionnaire ne connaît probablement pas grand-chose à la gestion de l’entreprise.

Cette situation ne devrait pas entraîner de litige si les actionnaires ont signé une convention indiquant clairement ce qu’il adviendra des parts et à quoi servira l’assurance en pareil cas. Selon Mike Thomas, il existe différentes façons de structurer ce genre de convention, mais il n’est pas rare pour un actionnaire de souscrire une police d’assurance vie sur la tête de l’autre, et vice versa. Au décès de l’un des associés, le bénéficiaire rachète les parts de son plus proche parent à l’aide de la prestation.

« Cette transaction devra être prévue et écrite dans la convention afin d’empêcher le bénéficiaire de conserver pour lui le produit de l’assurance », explique-t-il.

Les propriétaires d’entreprise devraient d’abord et avant tout être conscients des risques auxquels ils sont confrontés. Ils ne devraient pas avoir peur de discuter de leur situation financière avec un expert. « C’est trop difficile à faire soi-même », conclut Dan Kelly.

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