Le CRI, ce compte d’épargne-retraite méconnu

Possédez-vous un CRI ? Il se peut que vous en ayez un sans même le savoir !

test

Tout le monde sait ce que sont un REER et un CELI, mais il existe d’autres régimes d’épargne-retraite. Plusieurs Canadiens détiennent ainsi un compte de retraite immobilisé (CRI). Ce type de placement est beaucoup moins connu et, souvent, ceux qui en détiennent un ne sont même pas au courant.

Avoir un CRI est une bonne chose : cela signifie qu’on pourra bénéficier d’une épargne-retraite supplémentaire pour nos vieux jours. Mais ces fonds ne sont probablement pas suffisants pour financer complètement une retraite.

Le CRI est une forme de REER, bien qu’on ne puisse pas y investir de l’argent comme on le désire. Il est créé lorsqu’on quitte un employeur et qu’on décide de placer la valeur actualisée de notre régime de retraite dans une institution financière. Ces fonds sont alors transférés dans ce type de compte.

« Par exemple, si on quitte notre employeur et qu’on est trop jeune pour toucher à des prestations de retraite ou qu’on choisit de recevoir la valeur actualisée de notre régime de retraite, l’équivalent de ces sommes est placé dans un CRI », explique Todd Sigurdson, directeur de la planification fiscale et successorale à IG Gestion de patrimoine.

On ne peut toutefois pas disposer de cet argent comme on veut – à moins que notre pension soit minuscule. En d’autres mots, il n’est pas possible de le transférer dans un REER.

Bien qu’un CRI possède les mêmes caractéristiques qu’un REER, ces comptes ne sont pas régis par la même réglementation. Voici ce que vous devez savoir à ce propos.

L’abc du CRI

Quelle est la plus grande différence entre un REER et un CRI ? Ce dernier est immobilisé. On ne peut pas y contribuer et différentes règles s’appliquent pour les retraits. Toutefois, ces comptes présentent deux similitudes importantes : on doit payer de l’impôt quand on décide d’en retirer de l’argent et on peut choisir comment nos fonds y sont investis, indique Todd Sigurdson.

Patienter avant d’en bénéficier

Tout comme un REER se transforme en un fonds enregistré de revenu de retraite (FERR) à la fin de l’année suivant notre 71e anniversaire, un CRI peut être converti en fonds de revenu viager (FRV). On peut transférer un REER dans un FERR à n’importe quel moment avant cette date, mais pour ce qui est de la conversion d’un CRI en FRV, tout dépend de la province où on vivait lorsqu’on a quitté notre employeur. Les fonds doivent toutefois être transférés au plus tard à la fin de l’année suivant notre 71e anniversaire.

De la même façon qu’avec un FERR, on doit retirer annuellement une somme minimum de notre FRV (calculé en fonction de notre âge et de la valeur du fonds en question), mais on ne peut pas dépasser un montant maximum. « C’est une manière de garantir qu’on pourra bénéficier de suffisamment d’argent jusqu’à la fin de nos jours, affirme Todd Sigurdson. Ces fonds proviennent du régime de retraite d’un employeur et le gouvernement veut s’assurer qu’ils seront utilisés correctement. »

Il n’est toutefois pas obligatoire de convertir un CRI en FRV. On peut également utiliser ces fonds pour souscrire à un contrat de rente viagère, ce qui nous assurera un montant fixe pour le reste de notre vie.

L’exception à la règle

Bien que ces fonds soient immobilisés, certaines circonstances permettent de faire des retraits. Selon la réglementation régissant notre régime de retraite, on peut toucher à cet argent plus tôt si notre espérance de vie est réduite, si le solde du compte est au deçà d’un certain seuil, si on renonce à notre résidence canadienne ou si on peut prouver qu’on a des problèmes financiers. « Dans certaines provinces, au moment de convertir notre CRI, on peut transférer la moitié de l’argent dans un REER », souligne Todd Sigurdson. Consulter un conseiller nous aidera alors à mieux comprendre la réglementation et à nous assurer de nous y conformer.

En tenir compte dans notre planification

Avoir un CRI est une bonne chose : cela signifie qu’on pourra bénéficier d’une épargne-retraite supplémentaire pour nos vieux jours. Mais ces fonds ne sont probablement pas suffisants pour financer complètement une retraite. « Comme un CRI ne représente que les prestations de quelques années de notre vie professionnelle, mieux vaut continuer à investir dans un REER et un CELI, notamment pour profiter d’allègements fiscaux », conseille Todd Sigurdson.

Pour mieux comprendre la réglementation qui régit le CRI et s’assurer d’en tenir compte dans la planification de notre retraite, on a tout intérêt à faire appel à notre conseiller financier.

vous avez des questions?

Nos conseillers examineront vos objectifs financiers et vous aideront à trouver comment les réaliser.

trouver un conseiller