Le CELI a 10 ans

Notre perception du compte d’épargne libre d’impôt a beaucoup changé depuis sa création, mais il est toujours aussi facile à utiliser.

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Le compte d’épargne libre d’impôt célèbre son 10e anniversaire. Eh oui : le CELI, qui était auparavant considéré comme un compte d’épargne secondaire où l’on plaçait de l’argent à court terme, a atteint sa dizième année en janvier et promet de se développer davantage dans l’avenir.

Au fil du temps, les gens se sont rendu compte qu'on pouvait détenir dans un CELI le même genre de titres que dans un REER : des actions, des obligations, des fonds communs de placement, bref, des investissements à plus long terme, incluant des actifs de retraite.

Au fil du temps, le plafond de cotisation annuel au CELI a augmenté. En 2013, il est passé de 5000 $ à 5500 $ et, depuis le 1er janvier 2019, il a atteint 6000 $ par année. (En 2015, il a grimpé à 10 000 $, mais est revenu à 5500 $ l’année suivante.) Les résidents canadiens qui avaient 18 ans et plus en 2009 et qui n’ont jamais contribué à un CELI ont donc maintenant un droit de cotisation total de 63 500 $. C’est beaucoup d’argent à faire fructifier !

Dix ans après l’arrivée du CELI, nous avons voulu savoir si les Canadiens le considéraient toujours de la même façon. Nous en avons discuté avec Jonathan Braun, responsable de la planification fiscale et successorale à IG Gestion de patrimoine.

  • Aujourd’hui, quelle perception les gens ont-ils du CELI, selon vous ?

    Au début, la plupart des gens le considéraient comme un simple compte d’épargne – littéralement, un compte d’épargne bancaire –, puisque c’est ce que son nom indique. Il y avait donc un peu de confusion et plusieurs croyaient qu’il ne servait qu’à mettre de l’argent de côté. Au fil du temps, les gens se sont rendu compte qu’on pouvait y détenir le même genre de titres que dans un REER : des actions, des obligations, des fonds communs de placement, bref, des investissements à plus long terme, incluant des actifs de retraite.
  • Maintenant que le droit de cotisation total à un CELI excède 63 000 $, cette perception de placement à court terme a-t-elle changé ?

    Oui, ou du moins, les gens savent qu’il offre plus de flexibilité. Lorsque la contribution maximale n’était que de 5000 $, cela ne représentait pas beaucoup d’argent à mettre à l’abri de l’impôt. Mais avec un plafond total équivalant à 63 500 $, on peut faire de véritables économies fiscales sur les revenus de placement. Et comme le CELI s’avère une option avantageuse pour les fonds communs de placement et les investissements à long terme, on peut l’inclure dans notre plan de retraite. Avec un montant maximum annuel de 6000 $, qui augmentera graduellement au cours des prochaines années, il s’agit d’un placement intéressant en vue de la retraite.
  • Quel usage les gens fortunées font-ils du CELI ?

    Il n’y a pas beaucoup de changement en ce qui les concerne. La plupart d’entre eux maximisent d’abord leur REER, puis leur CELI. Comme ils ont probablement atteint le plafond de cotisation pour chaque année, cela ne change pas grand-chose pour eux. Néanmoins, tout le monde devrait profiter du CELI.
  • Au terme de ses 10 ans d’existence, que préférez-vous du CELI ?

    En plus d’être simple, il s’agit d’une excellente option pour faire fructifier son argent à l’abri de l’impôt – une fois qu’on a maximisé son REER. Personnellement, je l’utilise à long terme pour la planification de ma retraite. Chaque année, je verse le maximum de cotisation. Quand je retirerai cet argent à la retraite, je n’aurai pas à payer d’impôt et ce montant s’ajoutera à mes autres sources de revenu. Il s'agit simplement d'un autre outil pour économiser qui permet d'épargner le plus d'argent possible.

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