5 événements qui ont perturbé les marchés en 2018

Les 12 derniers mois ont été en dents de scie pour les investisseurs. Voici quelques événements qui ont pu influencer votre portefeuille cette année.

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Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’année qui vient de s’écouler a été volatile. Sur les marchés boursiers, on a assisté à des montées vertigineuses – les indices composés S&P 500 et S&P/TSX ont battu des records – et à quelques corrections décoiffantes.

Qu’il s’agisse de la renégociation de l’ALENA, des droits de douane sur l’acier et l’aluminium ou d’une guerre commerciale avec la Chine, le président américain Donald Trump a suscité bien des inquiétudes chez les investisseurs en 2018.

Les guerres commerciales, l’augmentation des taux d’intérêt et les élections européennes ont contribué au sentiment d’inquiétude qui a régné en 2018, mais les investisseurs avisés ne se sont pas laissé décontenancer par cette incertitude. « Ces petites crises récurrentes ne sont pas mauvaises en soi, puisqu’elles permettent d’évacuer la vapeur, affirme Steve Rogers, stratège en placement à IG Gestion de patrimoine. De plus, certains de ces phénomènes sont survenus précisément parce que l’économie se porte bien. »

Alors que la fin de l’année approche, revenons sur cinq événements qui ont influencé les marchés en 2018.

Les taux poursuivent leur ascension

Au moment de rédiger cette analyse, les banques centrales du Canada et des États-Unis avaient haussé leur taux directeur à trois reprises au cours de 2018 – la Banque du Canada à 1,75 % et la Réserve fédérale à 2,25 % –, ce qui a eu pour effet d’ébranler les marchés. L’augmentation des coûts d’emprunt refroidit généralement l’enthousiasme des investisseurs, car les entreprises doivent payer davantage pour rembourser leurs dettes, tout comme les consommateurs, qui ont alors tendance à moins dépenser. « En février et en octobre, il y a eu deux importants replis en zone de correction, conséquence directe de l’augmentation des taux », explique Steve Rogers. D’un autre côté, ces hausses sont le signe d’une économie forte. Selon l’expert, les marchés ont en grande partie surmonté l’instabilité résultant de ces modifications.

Des conflits commerciaux

Qu’il s’agisse de la renégociation de l’ALENA, des droits de douane sur l’acier et l’aluminium ou d’une guerre commerciale avec la Chine, le président américain Donald Trump a suscité bien des inquiétudes chez les investisseurs en 2018, note Steve Rogers. « L’incertitude concernant les échanges commerciaux et leur impact sur la croissance économique influence certainement les portefeuilles », poursuit-il. Maintenant que les États-Unis, le Canada et le Mexique ont signé un nouvel accord, ces craintes se sont apaisées. Reste à savoir comment la Chine et les États-Unis régleront leurs tensions commerciales, ce que les investisseurs ont avantage à surveiller de près.

La hausse du dollar

L’instabilité commerciale et l’augmentation des taux ont favorisé la hausse du dollar américain et la baisse du huard. Depuis janvier, le dollar canadien a perdu environ 4,6 % face à la devise américaine. Bien qu’il s’agisse d’une bonne nouvelle pour certaines entreprises au sud de la frontière, cela a pour effet de freiner la croissance mondiale. « La hausse du dollar américain a entraîné une chute du prix des matières premières et a ébranlé les économies émergentes », indique Steve Rogers. Cette situation nuit également aux pays qui ont contracté une dette libellée en dollars américains. C’est le cas de la Turquie, qui a vu sa devise dégringoler cette année, causant ainsi des remous supplémentaires dans les marchés.

Un repli du marché canadien

Bien que le Canada ait connu une croissance économique d’environ 1,1 % au premier semestre, notre marché boursier a chuté au-delà de 6 % depuis janvier. Cela s’explique en partie par des difficultés dans le secteur de l’énergie, notamment la construction des pipelines Trans Mountain et Keystone XL, qui a été stoppée sur ordre des tribunaux. Les actions des sociétés de culture de cannabis, qui étaient dans la mire des investisseurs en début d’année, ont également chuté d’environ 30 % depuis le 17 octobre, date de sa légalisation. Bien que la plupart des Canadiens ne détiennent heureusement pas de titres dans ce secteur, cette baisse a toutefois contribué à un repli du marché, souligne Steve Rogers.

Autres incertitudes provenant d’Italie

Alors que les turbulences européennes semblaient chose du passé, l’Italie fait de nouveau les manchettes. Le pays est confronté à des problèmes financiers, dont un endettement élevé, mais les préoccupations portent surtout sur les menaces de son nouveau gouvernement populiste de se retirer de l’Union européenne. « Il y a un sentiment de malaise grandissant concernant l’impasse entre l’Italie et l’UE », note Steve Rogers. Heureusement, l’économie européenne est en croissance et son produit intérieur brut devrait augmenter de 2,12 % en 2019, selon la Commission européenne.
 

Cela dit, il y a tout de même un élément positif à propos de l’année 2018 : la croissance américaine. « L’économie des États-Unis, qui est le baromètre mondial, a connu une très bonne performance », affirme l’expert, même si l’indice S&P 500 a très peu augmenté depuis l’an dernier. Bien que la volatilité devrait persister en 2019, on prévoit qu’il s’agira d’une année acceptable pour les marchés.

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