Cinq façons de maximiser votre REER

La plupart des Canadiens ne tirent pas pleinement profit de leur REER. Voici comment réellement bénéficier de cette stratégie de placement.

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Bruce Baron cotise à un régime enregistré d’épargne-retraite (REER) depuis l’âge de 18 ans. Au départ, il s’agissait simplement pour lui de placer de l’argent. Au fil du temps, cet avocat de Toronto s’est mis à faire des choix d’investissement de plus en plus judicieux.

Investir dans un REER devrait être une priorité pour les contribuables se situant dans les tranches d’imposition les plus élevées : voilà qui leur permettrait de réduire leur impôt.

Il confie avoir d’abord misé sur des fonds communs de placement combinant différents secteurs, afin de minimiser les risques. Il a ensuite ciblé des domaines plus performants. « Avec l’expérience, j’ai opté pour d’autres types d’actions pouvant offrir un [bon] rendement », explique-t-il.

Désormais, ce travailleur autonome a son REER à l’œil, d’autant plus qu’il compte sur un portefeuille performant pour sa retraite. À l’occasion, il consulte également un conseiller financier, qui le guide dans ses choix de placements.

Bien que tous les investisseurs ne soient pas aussi autonomes que Bruce, toute personne cotisant à un REER devrait néanmoins s’assurer d’en tirer le maximum de profit. Voici comment bénéficier pleinement de ce compte d’épargne-retraite.

Augmentez votre cotisation

« Des sondages indiquent que bien des droits de cotisation à un REER sont inutilisés », dit Todd Sigurdson, directeur de la planification fiscale et successorale à IG Gestion de patrimoine, à Winnipeg. À son avis, il devrait pourtant s’agir d’une priorité pour les contribuables se situant dans les tranches d’imposition les plus élevées : voilà qui leur permettrait de réduire leur impôt.

En 2016, selon Statistique Canada, la contribution moyenne à un REER n’était que de 3000 $. Alors que le montant de cotisation maximal correspond à 18 % du revenu admissible de l’année précédente ou à un plafond fixé à 26 230 $ en 2018. Selon Todd Sigurdson, il est vraiment avantageux d’investir le plus d’argent possible dans un REER.

N’attendez pas à la dernière minute

Il vaut mieux investir un gros montant dans son REER tout juste avant la date limite (qui, cette année, est le 1er mars 2019) que de ne faire aucun versement. Selon Todd Sigurdson, il ne s’agit toutefois pas de la meilleure stratégie. « Plus tôt vous y contribuez, mieux c’est », soutient-il. Pourquoi ? Parce que cela permet à votre investissement de fructifier plus longtemps.

Si vous ne pouvez pas faire la cotisation maximale en début d’année (un montant investi le 2 janvier 2019 fructifie pendant 14 mois avant la date limite de contribution à un REER pour l’année 2019, soit au début de 2020), faites des versements mensuels plus modestes. Ces sommes d’argent généreront tout de suite des bénéfices. Pour vous faciliter la vie, Todd Sigurdson vous recommande d’opter pour des virements automatiques.

Envisagez un prêt

Si vous avez droit à une cotisation maximale élevée mais n’avez pas de liquidités, Todd Sigurdson vous suggère d’avoir recours à un prêt REER. Cette solution peut s’avérer particulièrement avantageuse pour les contribuables dans les tranches d’imposition élevées. À condition de rembourser ce prêt dans un délai de 12 à 24 mois. Le remboursement d’impôt que vous recevez en retour peut vous aider à le faire. « Vous pouvez utiliser cet argent pour rembourser votre prêt en totalité ou en partie, soutient-il. Un contribuable dont le taux d’imposition correspond à 50 % de son revenu et qui a contribué à un REER au cours de l’année peut contracter un prêt REER équivalant à la totalité de ses cotisations et le payer en totalité avec le remboursement d’impôt qu’il obtiendra en retour. Il doublera ainsi sa cotisation annuelle, sans avoir eu à mettre de l’argent de côté. »

Contribuez au REER de votre conjoint

Si un contribuable gagne beaucoup plus que son conjoint, il devrait songer à cotiser au REER de ce dernier. Celui des deux qui a un salaire plus élevé peut ainsi réduire son impôt et, à la retraite, l’argent retiré sera imposé en fonction du plus petit revenu des deux conjoints. Cette stratégie est encore plus avantageuse si, à ce moment-là, l’un des conjoints est toujours dans une tranche d’imposition supérieure. « Le fractionnement du revenu peut être très payant », affirme le spécialiste.

Ne faites pas de retraits

Le véritable avantage d’un REER est le report d’impôt. Si vous voulez que vos investissements fructifient, vous ne devez pas y toucher, prévient Todd Sigurdson. D’autres types d’investissements, comme les comptes d’épargne libres d’impôt, peuvent être utilisés pour des placements à court terme et des fonds d’urgence. Chaque retrait d’un REER est imposé à votre taux d’imposition marginal, à moins qu’il ne soit effectué dans le cadre du Régime d’accession à la propriété ou du Régime d’encouragement à l’éducation permanente.

Bien que Bruce ne soit pas prêt à prendre sa retraite, il a déjà amassé un pécule enviable. Il dit y être parvenu en économisant assidûment. « La clé pour épargner, c’est d’établir un budget, croit-il. J’ai toujours pris soin d’en avoir un, précis et détaillé, que je respecte à la lettre. »

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