Quatre solutions pour une transmission efficace de votre patrimoine

Vous laissez un héritage ? Suivez ces conseils pour protéger votre argent.

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Dans les prochaines décennies, les baby-boomers transmettront l’équivalent de 750 milliards de dollars aux générations futures, soit le plus important transfert de richesse intergénérationnel de l’histoire. Réussir ce transfert n’est pas une mince affaire. L'argent pourrait être lourdement imposé, voire dilapidé – ce qui pourrait générer des conflits au sein des familles.

Comment s’assurer que la transmission de son patrimoine se fasse correctement ? Voici quatre suggestions de Jan Musil, spécialiste en planification fiscale et successorale pour IG Gestion de patrimoine.

Déterminer ses legs

« Vous devriez vous doter d’un plan successoral personnalisé, qui répond à vos besoins et à vos objectifs », explique Jan Musil. Pour cela, il faut, en premier lieu, rédiger un testament clair, qui dresse la liste de vos actifs et des personnes à qui ils sont destinés. Pour le partage de vos biens, vous devrez établir la valeur nette de votre succession et estimer la valeur après impôt de vos actifs. Les actifs qui ne font pas partie de votre succession (comme les polices d’assurance avec bénéficiaire désigné ou les actifs conjoints visés par une clause de survie) ne pourront figurer au testament.

Vous avez peut-être une idée du montant que vous souhaitez laisser aux membres de votre famille et à des organismes de bienfaisance, mais vous ne savez pas quels actifs attribuer à chacun. Pourquoi ne pas le leur demander ? « La façon la plus simple de s’y prendre est de diviser votre succession en plusieurs parts et de laisser vos bénéficiaires choisir les actifs qu’ils souhaitent inclure dans la leur », suggère-t-il.

En parler

« Discutez avec les membres de votre famille, en particulier ceux qui sont appelés à jouer un rôle important dans le règlement de votre succession », conseille Jan Musil. Même si votre testament est clair, exprimer ouvertement vos volontés et vos intentions, avant votre décès, ne peut pas faire de mal.

En dévoilant vos plans sans tarder, vous pouvez aussi prévenir les conflits familiaux. Si l’un de vos enfants hérite d’une entreprise ou d’un chalet ou si vous avez choisi de léguer quelque chose à un enfant issu d’un premier mariage, le fait d’expliquer vos motifs peut aider tout le monde à comprendre vos intentions.

Par ailleurs, en léguant une bonne partie de votre héritage de votre vivant, vous pouvez répondre au pied levé aux questions sur le reste de la succession et sur la façon dont vous souhaitez que votre patrimoine soit dépensé.

Protéger sa succession

Vos héritiers ne sauront peut-être pas tous comment gérer une soudaine rentrée de fonds ; parce qu’ils sont trop jeunes ou encore de piètres gestionnaires. Si tel est le cas, prévoyez d’inclure à votre testament une fiducie testamentaire discrétionnaire. Le fiduciaire que vous nommerez alors — habituellement un membre de votre famille en qui vous avez confiance — décidera ensuite du moment où le bénéficiaire recevra les actifs de la fiducie.

Vos héritiers ne sauront peut-être pas tous comment gérer une soudaine rentrée de fonds ; parce qu’ils sont trop jeunes ou encore de piètres gestionnaires.

Dans le cas où le choix d’un fiduciaire pour administrer une fiducie testamentaire n’est pas évident, vous pouvez demander à votre exécuteur testamentaire de souscrire une rente pour un des bénéficiaires. Pour ce faire, il prélèvera un montant forfaitaire à même la succession, et une annuité sera ensuite versée à son bénéficiaire.

« Une autre façon de garder le contrôle est de distribuer l’argent de votre vivant, ajoute Jan Musil. Non seulement vous aurez la chance de voir votre enfant profiter de son héritage, mais vous pourrez également décider qui obtient quoi, et quand. » Assurez-vous néanmoins de garder suffisamment d’argent pour votre propre subsistance, ce qui peut représenter une somme considérable, si vous vivez longtemps.

Demander l’aide de spécialistes

Beaucoup de gens fortunés ont des familles reconstituées, des bénéficiaires avec des besoins particuliers, des résidences secondaires — parfois à l’extérieur du Canada — et des entreprises. Ces situations ajoutent à la complexité du plan successoral et nécessitent l’encadrement et les conseils de spécialistes de la finance et des questions juridiques. Même dans le cas où votre situation est relativement simple, il est préférable de demander l’avis d’experts, afin de vous assurer que votre testament soit clair comme de l’eau de roche et que vous laissiez à vos proches exactement ce que vous aviez prévu de leur laisser.

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