Êtes-vous prêt à devenir travailleur autonome ?

Vous en avez assez de travailler pour quelqu’un d’autre ? Voici comment savoir si vous pouvez devenir votre propre patron.

test

Lorsque son poste au sein d'une banque d’investissement a été aboli, Mark Fornasiero a passé de nombreux entretiens pour trouver un nouvel emploi. Il s’est toutefois vite rendu compte qu’il ne voulait plus être un simple employé. « Pendant les entrevues, je me suis mis à douter. Je me demandais : “Qu’est-ce que je fais ici ? Je n’ai plus envie de faire ce travail” », raconte-t-il. Il a alors décidé de se lancer à son compte et, après des années en finance, il est « en quelque sorte passé de l’autre côté du miroir ».

Ce n’est pas parce que vous êtes passionné par une idée d’entreprise que vous saurez affronter les hauts et les bas qu’impliquent le fait de se lancer en affaires.

Mark Fornasiero avait toujours travaillé pour de grandes sociétés, mais il souhaitait dorénavant collaborer avec de jeunes entreprises. Il voulait également que ce soit à Oakville, sa ville natale. C’est ainsi qu’il a lancé, en 2012, son propre cabinet-conseil et qu’il a commencé à investir dans diverses compagnies. « Désormais, les gens me paient pour mon temps et mon expertise », dit-il.

C’est parce qu’il a été mis à pied que Mark Fornasiero s’est questionné sur sa carrière et qu’il a décidé de passer du statut de salarié à celui de travailleur autonome. Pour ceux qui rêvent de devenir entrepreneurs, il peut toutefois être difficile de savoir à quel moment se lancer en affaires… et si c’est une bonne idée. Posséder sa propre entreprise comporte de nombreux avantages, dont la flexibilité, le fait d’être son propre patron et de vivre sa passion, mais ce n’est pas fait pour tout le monde, prévient Sheryl Troup, directrice de la planification fiscale et successorale du Groupe Investors, à Winnipeg.

Voici comment savoir si ce statut vous convient.

Faites le calcul

La plupart des gens qui se lancent à leur propre compte gagnent moins d’argent, du moins au début, parce qu’ils doivent prendre le temps de se constituer une clientèle. Pouvoir tabler sur le revenu d’un conjoint peut faciliter les choses, mais il faut néanmoins s’assurer que notre famille est prête à reporter les voyages ou les rénovations à plus tard. Si vous dépendez de votre chèque de paye pour couvrir d’importants frais mensuels, peut-être devriez-vous attendre avant de quitter votre emploi. À moins que vous soyez prêt à puiser dans vos économies ou à augmenter votre marge de crédit.

Vous devrez également prévoir de nouvelles dépenses, que ce soit pour la location d’un bureau ou encore pour faire la promotion de vos services. À ce propos, sachez que les déductions fiscales ne sont pas aussi alléchantes qu’on pourrait le croire. « Plusieurs personnes sont séduites à l’idée de pouvoir déclarer certains frais, mais ils oublient qu’ils auront à en payer une bonne partie », souligne Sheryl Troup. Un travailleur autonome peut ainsi obtenir une déduction de 30 $ pour une dépense de 100 $, mais il devra tout de même débourser 70 $.

Allez-y graduellement

À ceux qui ne peuvent pas se passer d’un salaire fixe, Sheryl Troup propose un compromis : se constituer une clientèle tout en travaillant à temps plein ou partiel. « Si vous devez vous faire connaître, assister à des événements professionnels et faire beaucoup de promotion, ça implique énormément de travail pour lequel vous ne serez pas forcément payé », remarque-t-elle. Si votre emploi vous permet d’obtenir une certaine flexibilité pendant cette période de réorientation, alors il sera possible de combiner les deux.

Évaluez vos compétences

Ce n’est pas parce que vous êtes passionné par une idée d’entreprise que vous saurez affronter les hauts et les bas qu’impliquent le fait de se lancer en affaires. En plus d’être votre propre patron, vous deviendrez également « la force créatrice et le directeur financier » de votre compagnie, affirme Sheryl Troup. « Vos liquidités risquent de fluctuer considérablement. Vous devrez savoir gérer votre argent, notamment en mettant de côté vos surplus en vue des périodes creuses, ce qui n’est pas si facile. » Avant de démarrer votre entreprise, songez à suivre un cours de marketing ou de gestion de trésorerie afin de combler vos lacunes.

Soyez réaliste

Pour certains, être travailleur autonome est synonyme d’autonomie et de temps libre, mais assurez-vous que c’est bien ce que votre projet d’entreprise peut vous offrir. Est-il possible que vos clients désirent vous rencontrer le soir et la fin de semaine ? Prenez en compte le temps que vous consacrerez à la comptabilité et à la paperasse, et n’oubliez pas que si vous avez une échéance à respecter, il y a fort à parier que vous ayez à travailler de longues heures.

Au dire de Mark Fornasiero, la possibilité de faire ce qui le passionne valait amplement le travail et le risque financier, même s’il a dû accepter une baisse de salaire. « J’avais envie de faire quelque chose qui me tenait à cœur et je savais que si je le faisais bien, je gagnerais suffisamment d’argent pour subvenir à mes besoins. »

vous avez des questions?

Nos conseillers examineront vos objectifs financiers et vous aideront à trouver comment les réaliser.

trouver un conseiller