Taux d’intérêt en hausse au premier trimestre

Les économies canadienne et américaine prennent des directions différentes, mais les décisions sur les taux directeurs vont dans le même sens.

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Portées par la réforme fiscale et l’accélération de la croissance des bénéfices des entreprises, les actions américaines ont bien amorcé le trimestre, les actions canadiennes restant pour leur part à la traîne en raison principalement des incertitudes commerciales. Pour la troisième fois depuis l’été 2017, la Réserve fédérale américaine (la Fed) et la Banque du Canada ont toutes deux haussé leurs taux directeurs. Alors que la croissance économique semble s’accélérer aux États-Unis, elle ralentit au Canada, ce qui a incité la Banque centrale à adopter un ton prudent quant à ses décisions futures. Le changement observé sur le plan de la croissance relative et des attentes de resserrement monétaire a accentué la pression sur les actions canadiennes et sur le huard, qui s’est déprécié de 2 cents US, ou de 2,5 %.

Le spectre de l’inflation et le ton plus ferme de la Fed ont ravivé la volatilité et provoqué une correction boursière mondiale au début de février.

Le spectre de l’inflation et le ton plus ferme de la Fed ont ravivé la volatilité et provoqué une correction boursière mondiale au début de février. Pour la première fois en plus de deux ans, les marchés canadiens et américains ont inscrit des pertes supérieures à 10 % par rapport à leurs sommets. L’orage semble s’être dissipé rapidement, car en seulement cinq semaines les marchés ont récupéré une grande partie de leurs pertes. Mais par la suite, une série d’annonces à saveur protectionniste en provenance de Washington – imposition de tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium et de certains tarifs visant spécifiquement la Chine – ont attisé les craintes d’une guerre commerciale mondiale et entraîné la chute des marchés boursiers partout dans le monde. L’indice composé canadien S&P/TSX a clôturé le trimestre nettement dans le rouge, en baisse de 4,5 %. Les indices américains ont mieux résisté, si bien que, grâce à l’effet de change, les investisseurs canadiens ont vu leurs placements s’apprécier. L’indice composé S&P 500 a progressé de 1,8 % (rendement total en dollars canadiens), tandis que l’indice Dow Jones a fait du surplace.

En dépit de la vigueur des prix du brut, l’énergie a été, de tous les grands secteurs du marché canadien, celui qui a affiché la pire performance, tandis que le secteur plus faiblement pondéré de la santé, plombé par la forte volatilité des titres liés au cannabis, a enregistré la baisse la plus forte en termes absolus. Aux États-Unis, un certain nombre de secteurs boursiers assimilables à des placements obligataires (télécommunications, consommation de base), qui ont tendance à moins bien faire quand les taux d’intérêt sont en hausse, figurent parmi les grands perdants, tout comme le secteur de l’énergie. Sur les deux marchés, le secteur de la technologie, et plus particulièrement ses composantes à très grande capitalisation, a sans contredit tenu le haut du pavé tout au long du trimestre malgré les fortes pressions dont il a été l’objet pendant la période de repli.

La quasi-totalité des grands marchés mondiaux ont fait état d’une amélioration des données économiques et de la croissance des bénéfices des entreprises, mais leurs indices boursiers ont quand même reculé en raison de l’intensification des tensions commerciales dans le monde. Le Japon et l’Europe, qui ont enregistré leur meilleure performance économique depuis longtemps, ont aussi vu leurs rendements boursiers comprimés par l’effet de change. Toutefois, la faiblesse du huard est venue à la rescousse des investisseurs canadiens. L’indice MSCI Monde a progressé de 1,3 % ($ CA), emmené par l’indice MSCI Asie-Pacifique, lui-même en hausse de plus de 2,5 % ($ CA). L’indice MSCI Europe est resté à la traîne, avec une modeste hausse de 0,5 % ($ CA).
 

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