T4 : Hausse des indices nord-américains

Le dernier trimestre de l'année a profité aux actions canadiennes et américaines.

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Les indices nord‑américains ont pulvérisé des records au quatrième trimestre, période qui génère traditionnellement les meilleurs rendements boursiers de l’année. Dans le dernier trimestre de 2017, l’indice S&P 500 a gagné 7,3 % (rendement total en $ CA), alors que la moyenne industrielle Dow Jones (DJIA) a bondi de 11,0 % en $ CA. Le brusque dégagement des positions, au début de décembre, sur les grands noms de la technologie et de l’Internet qui ont mené les marchés à la hausse toute l’année n’a pas freiné l’implacable ascension des indices repères américains, portés à de nouveaux sommets. Le marché a plutôt été témoin d’un virage spectaculaire vers d’autres secteurs, surtout les banques. La vigueur des titres boursiers américains a été généralisée, surtout dans les secteurs de la consommation discrétionnaire, des services financiers et des technologies (malgré un dégagement massif des positions sur les mégacapitalisations). Si le marché a pris de la vitesse à la fin de l’année, c’est essentiellement en raison des progrès de la réforme fiscale américaine au Congrès. Le secteur des services publics, sensible au taux d’intérêt, a été le seul groupe à reculer durant le trimestre.

Les cours du pétrole ont bondi dans la dernière semaine de l’année et l’indice S&P/TSX a terminé le trimestre en force.

L’indice composé S&P/TSX a été malmené au milieu du trimestre lorsque la prodigieuse croissance, confirmée par les données économiques, de l’économie canadienne au premier semestre de 2017 a soudainement manqué de souffle et que les inquiétudes se sont multipliées à propos d’une éventuelle rupture de la renégociation de l’ALÉNA. Or, quand les cours du pétrole ont bondi dans la dernière semaine de l’année, l’indice a terminé le trimestre en force et a gagné 4,5 %. En constatant ce ralentissement de l’économie, la Banque du Canada a tenu un discours prudent et s’est abstenue de relever ses taux à ses réunions d’octobre et de décembre. Dans le même temps, le PIB américain, qui a amorcé le trimestre à un rythme fulgurant malgré l’effet des ouragans, s’est statistiquement renforcé vers la fin de l’année, ce qui a permis à la Fed de relever ses taux à sa réunion de décembre. Le différentiel qui s’est creusé entre les taux d’intérêt américains et les taux canadiens a pesé sur le dollar canadien qui, même s’il s’est redressé à la fin de décembre, a fini le trimestre en perdant presque 4 % depuis son pic de septembre.

Les cours du brut ont inscrit un solide gain. La montée des tensions entre l’Arabie saoudite et l’Iran, la répression saoudienne contre la corruption et les contingents de production de l’OPEP reconduits jusqu’à la fin de 2018 ont tous porté le brut WTI à un sommet sans précédent depuis deux ans. Toujours est‑il que ce sont les sociétés d’énergie de l’indice S&P/TSX qui ont inscrit la pire tenue parmi les secteurs. Le secteur de l’énergie est le seul à avoir terminé l’année en territoire négatif. Très volatil, le secteur des soins de santé, même s’il n’a pas beaucoup de poids dans l’indice, a de loin connu le meilleur rendement trimestriel, grâce aux développements chez Valeant Pharmaceuticals International Inc. et Canopy Growth Corp., qui représentent ensemble plus de 60 % du poids de l’indice de ce secteur.

Presque tous les marchés boursiers mondiaux ont progressé durant le trimestre : les statistiques économiques et les bénéfices des entreprises sont restés fermes et les investisseurs ont salué la réforme fiscale américaine. L’indice MSCI Asie‑Pacifique (tous pays) a gagné 8,8 % en $ CA pour s’établir à un record, ce qui a permis à l’indice MSCI Monde de bondir de 6,2 % en $ CA (ce qui est également un record). L’indice MSCI Europe a tiré de l’arrière, en inscrivant un gain d’à peine 2,9 % en $ CA.

 

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