REER : le meilleur outil de planification fiscale

Voici pourquoi ce régime est bien plus qu’un moyen d’économiser pour la retraite.

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La plupart des gens considèrent que le régime enregistré d’épargne-retraite (REER) est indispensable en perspective de leurs vieux jours. Mais savent-ils qu’il est aussi un puissant outil de planification fiscale ? Puisque la date limite pour cotiser à un régime approche à grands pas, le moment est bien choisi pour démontrer en quoi il est aussi utile d’un point de vue fiscal.

Lorsqu’on contribue à un REER, notre argent est exonéré d’impôt tant qu’il y demeure et, mieux encore, nos cotisations réduisent chaque année notre fardeau fiscal. « Les contribuables sont imposés sur leur revenu net, soit leur salaire annuel moins certaines déductions, dont celle relative à leurs cotisations à un REER, explique David Ablett, directeur de la planification fiscale et successorale au Groupe Investors. Cela représente une économie d’impôt qui peut être considérable. »

Lorsqu’on contribue à un REER, notre argent est exonéré d’impôt tant qu’il y demeure et, mieux encore, nos cotisations réduisent chaque année notre fardeau fiscal.

Par exemple, une personne seule vivant en Ontario dont le revenu total s’élève à 120 000 $ devra payer une facture fiscale de 33 409 $, combinant fédéral et provincial, si elle ne fait aucune déduction. Par contre, si elle verse une cotisation maximale à un REER qui, dans son cas, équivaut à 18 % de ses gains ou à 21 600 $ (pour 2017, la cotisation maximale est fixée à 26 010 $ pour les revenus supérieurs à 150 000 $), son revenu net passera de 120 000 $ à 98 400 $ et elle n’aura à débourser que 24 032 $. Sa contribution à un REER lui permettra de soustraire 9377 $ de l’impôt à rembourser.

Voici d’autres exemples fournis par David Ablett sur les économies fiscales que les contribuables dont le revenu est élevé peuvent faire s’ils versent une cotisation maximale à leur REER.

Compte tenu de la flexibilité du compte d’épargne libre d’impôt (CELI), il peut être avantageux d’y déposer le remboursement d’impôt obtenu en contribuant à votre REER, tout dépendant de votre taux d’imposition au moment d’y contribuer, ou d’en retirer des fonds. « Vous pouvez placer jusqu’à 5500 $ par année dans un CELI, sans payer d’impôt, et les retraits en sont aussi exonérés, explique-t-il. Par exemple, si vous avez besoin d’argent rapidement pour une urgence ou un achat important, l’argent que vous en retirerez ne sera pas imposé alors qu’il le serait s’il était prélevé sur votre REER. »

Bénéficier du REER de son conjoint

D’un point de vue fiscal, il peut également être avantageux pour les Canadiens bien nantis de miser sur le REER de leur conjoint, si le revenu de ce dernier est moins élevé. Ils peuvent y contribuer même si le régime n’est pas à leur nom et obtenir une déduction fiscale correspondant à leur propre revenu. « Leurs droits de cotisation seront ainsi réduits, mais à la retraite, ils payeront moins d’impôt puisque le revenu qu’ils recevront de leur REER sera moins imposant, et plutôt similaire à celui de leur conjoint », observe David Ablett.

Il est important de savoir que le REER est bien plus qu’un moyen d’économiser en vue de sa retraite, il permet aussi de réduire l’argent que l’on verse au gouvernement. « C’est toujours une bonne idée d’harmoniser son REER et son CELI pour financer la réalisation de ses objectifs de retraite, mais aussi pour se doter d’outils de planification fiscale efficaces », conclut David Ablett.

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