Les prix de l’énergie changent notre façon de dépenser, selon un sondage du Groupe Investors

Les deux tiers des Canadiens affirment aussi que la hausse des coûts aura des effets sur leur épargne et leurs investissements

Winnipeg (Manitoba) – Le 27 juin 2007 – Partout au pays, l’augmentation des prix de l’essence et de l’énergie amène les gens à revoir leurs dépenses et leur consommation, selon un sondage effectué par le Groupe Investors.

Une proportion importante de Canadiens disent qu’ils envisagent de changer le type de véhicule qu’ils conduisent et leur façon de conduire, et beaucoup affirment aussi qu’ils surveillent leurs dépenses domestiques et leurs dépenses à long terme. Par exemple, les deux tiers des Canadiens adultes (69 %) disent que déjà, ils évitent d’utiliser le climatiseur ou baissent le thermostat en hiver pour réduire leur consommation d’énergie, tandis qu’une proportion comparable (64 %) affirment que la hausse des coûts de l’énergie réduira la quantité d’argent qu’ils pourront économiser et investir.

« Selon Statistique Canada, le logement et le transport sont deux des plus importantes dépenses d’un ménage, et les Canadiens semblent réagir à la hausse des coûts de l’énergie en modifiant leurs styles de vie et leurs dépenses », indique Fernand Loiselle, planificateur financier et directeur régional du bureau de Sainte-Foy du Groupe Investors. « Le défi que les familles devront relever consiste à équilibrer le budget familial sans perdre de vue la planification financière à long terme pour des choses importantes comme les études des enfants, la sécurité financière de la famille et la retraite. »

L’automobile, la première visée

Parmi les automobilistes, 73 % affirment qu’ils changeront la fréquence d’utilisation de leur automobile ou la vitesse à laquelle ils conduisent en raison des prix élevés de l’essence. De plus, 81 % disent qu’ils choisiront un modèle qui consomme moins lorsque viendra le temps d’acheter ou de louer un nouveau véhicule. Lorsqu’on demande aux Canadiens jusqu’où le prix de l’essence doit augmenter pour qu’ils changent leurs habitudes d’utilisation du véhicule, 46 % mentionnent le seuil de 1,50 $ le litre.

Les baby-boomers et les personnes âgées sont les plus susceptibles d’avoir changé leurs styles de vie en raison des prix de l’essence. Soixante-dix-neuf pour cent des personnes de 45 ans et plus disent qu’elles conduiront moins souvent ou changeront la vitesse à laquelle elles conduisent.

Il semble qu’en général, les Canadiens sont davantage disposés à changer leurs habitudes de conduite que le lieu où ils habitent. La majorité des Canadiens (60 %) ne prévoient pas habiter un domicile plus petit pour réduire leurs coûts énergétiques.

Les coûts énergétiques ont des répercussions sur les autres dépenses

Un peu plus de la moitié des Canadiens (53 %) disent qu’ils seront obligés de réduire leurs autres dépenses pour absorber la hausse des prix de l’énergie. Et pour ce qui est de l’été 2007, un peu plus du tiers (37 %) affirment qu’ils pourraient changer leurs projets de vacances à cause des prix élevés de l’essence.

Faits saillants par région :

Québec :

  • À 42 %, les Québécois sont les moins susceptibles de tous les Canadiens de réduire les autres dépenses en raison de la hausse des prix de l’énergie.
  • Soixante-treize pour cent des résidants du Québec disent qu’ils ont changé la fréquence de leurs déplacements et la vitesse à laquelle ils conduisent.
  • Trente-cinq pour cent disent qu’ils sont très ou assez susceptibles de changer leurs projets de vacances, ce qui est comparable au reste des Canadiens (37 %).

Colombie-Britannique :

  • Seulement 33 % des Britanno-Colombiens disent qu’ils réduiront l’utilisation de leurs véhicules si le prix de l’essence atteignait 1,50 $ le litre, ce qui est loin de la moyenne nationale de 46 %.
  • Les résidants de la Colombie-Britannique sont également les moins susceptibles parmi les Canadiens de changer leurs projets de vacances à cause du prix élevé de l’essence; en effet, seulement 28 % disent qu’ils agiraient en ce sens.

Ontario :

  • Cinquante-trois pour cent des Ontariens disent qu’ils pourraient utiliser autrement leur véhicule si l’essence coûtait 1,50 $ le litre, comparativement à la moyenne nationale de 46 %; ainsi, les Ontariens constituent la population régionale canadienne la plus sensible aux augmentations du prix de l’essence.
  • Soixante-dix-huit pour cent des Ontariens évitent d’utiliser leurs climatiseurs ou réduisent le chauffage l’hiver pour économiser de l’énergie, comparativement à 69 % des Canadiens en général qui font la même chose.

Alberta :

  • À 42 %, les Albertains sont proportionnellement les moins nombreux à avoir déjà réduit l’utilisation de leur automobile (48 % chez les Canadiens en général).
  • Onze pour cent des Albertains disent qu’ils n’ont fait aucun changement pour s’adapter aux prix élevés de l’énergie (comparativement à seulement 8 % des Canadiens en général qui disent la même chose).
  • Soixante-seize pour cent des Albertains disent qu’ils ont changé la fréquence de leurs déplacements en automobile et la vitesse à laquelle ils conduisent (comparativement à 73 % des Canadiens en général).
  • Quarante-trois pour cent des Albertains disent qu’ils utiliseront différemment leur véhicule si le prix de l’essence atteignait 1,50 $ le litre, ce qui les rend plus sensibles au prix que bien des Canadiens, y compris les Britanno-Colombiens.

Manitoba/Saskatchewan :

  • Les résidants du Manitoba et de la Saskatchewan sont généralement les moins susceptibles parmi les Canadiens à avoir apporté des changements à leur vie quotidienne en raison des prix élevés de l’essence et de l’énergie :
    • Éviter d’utiliser le climatiseur/baisser le chauffage – 57 % (69 % des Canadiens en général)
    • Acheter des appareils éconergétiques – 45 % (54 % des Canadiens en général)
    • Aucun changement : 15 % (8 % des Canadiens en général)

Canada atlantique :

  • Cinquante-six pour cent des Canadiens de l’Atlantique ont acheté des appareils éconergétiques, comparativement à 54 % des Canadiens en général.
  • À 51 %, les Canadiens de l’Atlantique sont proportionnellement les plus nombreux à déclarer avoir déjà réduit l’utilisation de leur automobile en raison des prix élevés de l’essence (48 % chez les Canadiens en général).
  • Les résidants de l’Atlantique (à 68 %) sont les plus nombreux à dire que la hausse des coûts de l’énergie réduira le montant qu’ils peuvent économiser et investir (comparativement à 64 % des Canadiens).

Ces données ont été recueillies entre le 1er juin et le 11 juin 2007 au moyen de téléVox Décima. Les résultats sont basés sur un échantillon de 1 026 Canadiens et la marge d’erreur correspondante est de 3,1 %, 19 fois sur 20.

Fondé en 1926, le Groupe Investors est un chef de file au Canada dans la prestation de solutions financières personnalisées par l’entremise d’un réseau d’environ 4 000 conseillers partout au pays. Outre sa famille exclusive de fonds communs de placement et d’autres instruments de placement, le Groupe Investors offre une gamme étendue de produits d’assurance, des valeurs mobilières, des prêts hypothécaires et des services bancaires. Le Groupe Investors fait partie du groupe d’entreprises de la Société financière IGM Inc. (TSX : IGM). La Société financière IGM est l’une des principales sociétés de services financiers personnels au Canada et gère un actif total de plus de 126 milliards de dollars.

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