Revue des marchés

Rebond des marchés boursiers en 2009

Les marchés boursiers du monde entier ont poursuivi sur leur lancée au dernier trimestre de 2009, concluant une splendide année qui a dépassé les attentes de la plupart des investisseurs.

Après avoir croulé à des creux pluriannuels en réaction à la crise du système financier mondial et à la récession économique, les marchés ont effectué une vive remontée pendant le reste de 2009. Bien qu’ils aient ralenti la cadence au quatrième trimestre, les marchés d’actions ont poursuivi leur avancée, stimulés par un vent d’optimisme à l’égard de l’économie, des dépenses massives des États, des taux d’intérêt peu élevés, et du retour en Bourse des liquidités qui avaient fui vers la sécurité.

Les marchés canadiens montent en flèche

L’indice de rendement total composé S&P/TSX (qui comprend les dividendes) a progressé de 3,86 % au dernier trimestre, portant à 35,05 % son gain total pour l’année. L’indice signe ainsi sa meilleure prestation annuelle depuis 1979.

Fort d’un rendement total de 13,33 %, le secteur des services aux collectivités a pris les commandes du marché au quatrième trimestre, les investisseurs ayant jeté leur dévolu sur les actions qui n’avaient pas encore pleinement profité de la reprise. Parmi les autres secteurs qui ont bien performé, mentionnons les produits industriels, la consommation de base, les télécommunications et les matériaux. Seuls deux des 10 secteurs de l’indice y ont laissé des plumes : la santé et la finance.

Pour l’année, ce sont les valeurs financières qui ont pris la tête du marché, grâce à un rendement de 45,62 % qui témoigne du regain de confiance envers le système financier mondial et de la stabilité des institutions canadiennes.

D’autres secteurs ont aussi affiché une belle tenue en 2009, dont les technologies de l’information, l’énergie, la santé et les matériaux.

La poussée des marchés a aussi profité de la remontée des prix des produits de base. Les cours de certains métaux, notamment le cuivre, ont plus que doublé. Le prix du pétrole a bondi de près de 80 % et celui de l’or, de 24 %. La pression à la hausse sur ces prix s’explique surtout par la demande de la Chine.

Des gains sur les marchés américains

Aux États-Unis, la Bourse a conclu une bonne année avec une solide avancée au dernier trimestre. Comme au Canada, c’est le secteur des services aux collectivités qui a obtenu les meilleures notes au cours des derniers mois.

Par contre, l’envolée du huard par rapport au billet vert a miné les rendements pour les investisseurs canadiens. En dollars canadiens, l’indice composé S&P 500 a enregistré un rendement total de 4,05 % au quatrième trimestre, et de 9,16 % pour l’année. La technologie, les matériaux et la consommation discrétionnaire ont été les secteurs les plus performants du S&P 500.

Une avancée du côté européen

Les marchés européens ont terminé le dernier trimestre et l’année en territoire positif. L’indice MSCI Europe (net) a gagné 1,3 % durant le trimestre pour clore l’année sur un gain de 17,24 % en dollars canadiens. La reprise des économies et le raffermissement du secteur bancaire ont permis aux Bourses européennes de connaître leur meilleure année depuis le tournant du siècle. Soutenues par l’effet positif du renflouement des banques européennes, les valeurs financières ont figuré parmi les titres les plus performants de l’année en Europe.

Des marchés asiatiques radieux

Certains marchés asiatiques ont surpassé la plupart des marchés de la planète. Les deux grands marchés émergents de l’Asie que sont la Chine et l’Inde ont tous deux bondi d’environ 80 % dans l’année (en devises locales). Encouragés par une embellie ininterrompue des économies chinoise et indienne, les investisseurs ont fait bonne provision d’actions sur ces marchés. En dollars canadiens, l’indice MSCI Asie Pacifique (tous les pays) s’est apprécié de 0,39 % au cours du trimestre, et de 18,99 % pour l’année.

Cependant, les actions japonaises ont été pénalisées par un sévère ralentissement des exportations. De plus, le yen s’est affaibli par rapport au dollar canadien, ce qui a aggravé la situation pour les investisseurs canadiens. Ainsi, en dépit des gains du Nikkei en devise locale, les investisseurs canadiens ont subi une perte de 1,50 % pour le quatrième trimestre et réalisé un gain timide de 0,15 % pour l’ensemble de l’année.

Les autres marchés émergents, particulièrement en Amérique du Sud, ont clôturé une année magistrale sur une note très positive.

Des résultats contrastés pour les obligations

Les marchés obligataires d’Amérique du Nord et d’ailleurs ont inscrit des résultats contrastés. Les obligations gouvernementales ont été éclipsées par les obligations de sociétés. En effet, la fuite vers la sécurité des obligations d’État en 2008 et en 2009 a fait place à un appétit croissant pour les placements plus à risque, l’économie et le système financier ayant pris du mieux.

L’indice obligataire universel canadien DEX s’est légèrement replié de 0,16 % sur le trimestre, mais a gagné 5,41 % en cumul annuel. L’indice des obligations de sociétés DEX a toutefois grimpé de 16 % sur 12 mois. Les obligations du Trésor américain ont terminé 2009 en territoire négatif, tandis que le rendement des obligations de sociétés de premier ordre a frôlé les 20 %.

 

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