Revue des marchés

La reprise boursière se poursuit au premier trimestre

Les indicateurs économiques ont continué de s’améliorer au premier trimestre de 2010, ce qui permet de croire que la reprise mondiale est bien engagée.

En Amérique du Nord et ailleurs dans le monde, les marchés boursiers ont poursuivi sur leur lancée et ont consolidé les gains enregistrés depuis le début de 2009.

Les inquiétudes découlant de la crise des finances publiques en Grèce et dans plusieurs autres pays et les craintes d’un revers économique en Chine n’ont pas empêché les marchés boursiers d’afficher des gains. Le renforcement de l’économie mondiale et le retour à la rentabilité des sociétés ont fait contrepoids.

Les marchés obligataires n’ont pas fait exception, surtout grâce aux émissions d’obligations de sociétés.

Progression des marchés canadiens

L’indice de rendement total composé S&P/TSX (qui comprend les dividendes) a progressé de 3,14 % au cours du trimestre. Les actions ont profité d’une croissance meilleure que prévu de l’économie canadienne, de la reprise aux États-Unis et d’une hausse des profits des sociétés. Le secteur des ressources a été animé par l’optimisme des prévisions de demande pour les produits de base, malgré des cours inégaux.

Les actions sont passées dans une zone de turbulences au début du trimestre. Le marché canadien et bon nombre de marchés étrangers ont chuté lorsque les investisseurs ont entendu dire que la Chine voulait donner un coup de frein à son économie, que la Grèce croulait sous les dettes et les déficits et que de nombreux gouvernements creusaient leurs déficits. Au Canada, où le marché est très axé sur les ressources, on craignait notamment qu’un ralentissement de l’économie chinoise ne pèse sur la demande pour les produits de base.

Finalement, des nouvelles rassurantes sur la Grèce, la Chine et les dettes publiques ont redonné de l’optimisme aux investisseurs.

Les États-Unis distancent le Canada

Les marchés boursiers américains ont mieux fait qu’au Canada, mais les rendements obtenus par les investisseurs canadiens ont été grugés par un huard s’approchant de la parité avec le billet vert. En effet, l’indice composé S&P 500 a progressé de 5,39 % en devise américaine, mais de seulement 1,87 % en dollars canadiens.

Les investisseurs ont été encouragés par des profits des entreprises nettement en hausse par rapport à l’an dernier, par la solidité des bilans et par la possibilité de hausses des dividendes et de rachats d’actions.

Les marchés européens à la traîne

Les marchés européens ont souffert d’une reprise économique atone, de l’endettement public et des problèmes de solvabilité en Grèce. L’indice MSCI Europe (net), exprimé en dollars canadiens, a chuté de 5,08 % au cours du trimestre, une contre-performance attribuable entre autres à la force du dollar canadien par rapport à l’euro.

Des gains en Asie

Les actions japonaises ont assez bien performé au cours du trimestre. Les investisseurs croient que le renforcement de l’économie mondiale favorisera les produits technologiques et les autres exportations dont dépend l’économie japonaise.

Ailleurs en Asie, les résultats étaient mitigés. Les actions chinoises ont perdu du terrain, tant sur le continent qu’à Hong Kong, sur fond de resserrement appréhendé de la politique monétaire.

L’indice MSCI AC Asie Pacifique a gagné 1,11 % en dollars canadiens sur le trimestre, surtout grâce à la performance des marchés hors Chine.

Des résultats contrastés pour les obligations

Les marchés obligataires ont encore été dominés par les obligations de sociétés, notamment les titres à rendement élevé (ou obligations de pacotille). Ces titres à risque sont favorisés par une confiance en hausse et une meilleure santé des entreprises.

Sur le trimestre, l’indice obligataire universel canadien DEX a dégagé un rendement de 1,26 %, l’indice des obligations de sociétés DEX, de 2,19 %, et les obligations gouvernementales canadiennes, de 0,9 %

Aux États-Unis, les obligations de sociétés à rendement élevé ont nettement surclassé les bons du Trésor, avec des rendements respectifs de 4,82 % et de 1,11 %. Le marché mondial des obligations demeure volatil en raison des problèmes de dette souveraine, surtout dans la zone euro.

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